il est des jours où...

il est des jours où...

les vicissitudes d'une TZR divaguant dans l'académie de Versailles

11 octobre 2009

digital migrante

dans un post un ami qui se passionne pour les nouvelles technologies et la communication a traité de l'éducation et de l'utilisation des moyens informatiques dans ce domaine.

L'article à polémique :

je vous résume les grandes lignes mais vous pourrez lire l'intégralité ici, puisque comme chacun sait dans un résumé on perd souvent une partie du sens initial ou des informations.

en bref l'article débutait par un accrocheur "L’éducation est probablement le domaine où le fossé entre digital migrants et digital natives est le plus marqué"
puis en introduction il posait son sujet en nous expliquant la définition entre digital migrants (les vieux comme moi qui sont nés à l'époque préhistorique d'avant l'accession au net et ont du se former, donc "migrer" vers cette nouvelle technologie un peu comme la découverte du feu) et les natives (les homo sapiens sapiens informaticus qui ont toujours été baignés dans la culture Internet et qui ont utilisé Google, Wikipedia, Msn, avant d’être tout à fait stable sur leurs deux pieds, je cite là en faisant crtl+C ctrl+V si je sais faire ça même en tant que migrante)
après venait le corps de l'exposé : les vieux migrants sont des nuls pour enseigner avec des outils informatiques parce qu'ils n'ont pas le même mode de pensée, ni la même appréhension du net et des TICE (technologie de l'information et des communications pour l'éducation) et qu'en bref vivement que les natives soient au pouvoir et que ces arriérés de migrants ne soient plus prof. de toute façon les natives sont aptes à se former seul dès qu'on les laissent sur un site ou un logiociel. s'en suit quelques exemples d'utilisation du World Wide Web dans les pratiques pédagogiques.
pour se conclure dans un magnifique bilan/ouverture un peu revendicatif pour amener les commentaires (au moins en comm marketting il a saisi) "Reste à attendre que ces nouvelles méthodes d’enseignement ne soient plus des actes marginaux et qu’il y ait une véritable volonté politique de moderniser l’enseignement."

La fausse différence native/migrant :

alors si on est attentif on aura su déceler quelques indices dans mon résumé montrant que je n'ai pas vraiment une vision identique de la relation enseignant/apprenant en mode informatic powa.

d'une je n'adhère pas à cette distinction entre "native" et "migrants". je pense que la distinction est plutôt à faire entre les personnes intéressées et cultivées dans le domaine informatique et les pratiques du net et ceux qui ne le sont pas où qui se restreignent à une utilisation sommaire de ce dernier.

en effet selon la définition je fais partie des migrants (car oui le net a commencé à peine à être accessible aux plus riches  quand j'étais en 3è, j'ai consulté mes résultats du bac en direct, me suis inscrite à la fac via minitel) et mes élèves font partie des natives.

pourtant je me sers d'internet pour mon travail, mes loisirs, mes contacts sociaux, mes démarches administratives et autres. alors que la plupart des lycéens que j'ai pu côtoyer ne connaissent que la version "kikoo lol" de msn, ne savent pas effectuer une recherche correcte dans un moteur de recherche, ne savent pas envoyer un mail avec une pièce jointe et ne résument internet qu'à un divertissement composé de blogs photos au français douteux, de plateformes vidéo, de pseudo-réseaux sociaux inutiles comme twitter ou facebook.

que l'on soit native ou migrant l'appréhension d'un outil web relève de l'autodidaxie et n'est pas plus simple parce que l'on a eu accès au net toute sa vie. elle découle de l'envie de se former car beaucoup se bornent à une utilisation sommaire des outils mis à leur disposition. elle est surtout la conséquence de la capacité d'adaptation, de compréhension et de logique de chacun.


capacité d'adaptation, de compréhension et de logique qui ne sont pas forcément développées par un recours aux TICE à outrance.

L'éducation digitale raisonnée

si les technologies apportent un plus il est judicieux de les utiliser dans l'enseignement mais les additionner pour les additionner n'est pas la panacée de la modernité pédagogique.

si on prend comme exemple le travail exposé/twitter/blog (1) : l'utilité du blog pour continuer une discussion sur l'exposé apporte un plus puisqu'elle permet de développer des points du sujet au delà du simple exposé et du groupe classe. l'utilisation de twitter et le regroupement tous les mardis matins ne l'est pas : on parvient aux mêmes objectifs en réalisant les débats irl voire on va plus loin car on n'est pas limité par 140caractères et l'interaction orale est plus riche et permet plus de réactivité que via une interface.

avec la prépondérance d'internet et des nouveaux moyens de communication rapide est aussi arrivée une nouvelle donnée problématique dont il parle à la fin de ton post  : ces nouveaux outils de communication sont devenus les seuls référentiels comme "support à même de les captiver" et il faudrait que j'adapte mes cours à des élèves incapables de rester concentré plus de 10min d'affilé ou qui lorsque le sujet ne les passionnent pas veulent changer d'onglet ou chercher un autre logiciel alors que s'ils avaient cherché à se concentrer un peu plus sur le sujet cela les auraient intéressés ou qu'ils auraient pu apprendre quelque chose.

de plus sans formation préalable de son sens critique, il est très compliqué pour tous et d'autant plus les jeunes natives de déceler le bon grain de l'ivraie dans la quantité astronomique d'informations qui circulent sur le net. et la vitesse d'information est souvent confondue avec précipitation et génère des erreurs. il y a peu un ami lui aussi travaillant dans la communication et le multimédia (il a sa propre boîte après avoir commencé dans une start up qui tourne bien) me faisait suivre une vidéo où l'on voyait des journalistes de la BBC se fendre la poire devant le blog de ségolène royal. bien entendu un énorme montage où en écoutant un tant soit peu les paroles on comprenait qu'ils parlaient de tout autre chose, mais surtout même sans parler anglais comment peut-on avec un peu de jugeotte croire que la BBC en a quelque chose à carrer et à se marrer sur le blog pathétique de ségolène?
personne ne cherche plus à vérifier les informations qui lui parviennent, à les comparer à d'autres, à se faire sa propre opinion, alors que pourtant les sources multiples devraient être source d'une plus grande sûreté de l'info.
mais c'est l'inverse qui se produit, trop d'informations tuent l'information surtout quand les gens ne sont plus formés à développer leur propre réflexion en amont.

les méthodes intégrant les TICE sont de moins en moins marginales, elles sont de plus en plus utilisées par les enseignants. le problème est de savoir si elles apportent réellement un plus en terme de formation, de développement cognitif, de transmission et d'acquisition des savoirs. il faut pousser la réflexion sur les bénéfices des TICE sans négliger les autres formes de communication et d'enseignement. il faut aussi ne pas négliger la formation de l'esprit de réflexion et de critique de nos élèves d'autant plus face à ces nouvelles méthodes de communication.

(1) en bref dans sa fac dans son cursus communication, un prof fait faire des exposés ppt sur un sujet mais après les étudiants n'ont pas le droit de prendre des notes papier ou sur ordi mais uniquement des phrases twitter limitées à 140caractères. ensuite le mardi tout le monde sur twitter pour continuer de blablater en 140lettres puis on met le tout sur un blog qui est consultable par tous les internautes égarés en plus des élèves et paf on est dans une dimension expérimentale des nouvelles communications rapides et on se touche le zizi ou la moule tellement on est content.

Ecrivassé par bliksem à 23:32 - [1] disent des choses... - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 octobre 2009

formation formatons

après l'annonce des 5000 médiateurs de réussite sensés lutter contre l'absentéisme voilà qu'on entend parler de carottes pour les élèves assidus qui ferait gagner à leur classe des financements, des voyages, etc allant jusque 10000€.

princesse soso t'en parle mieux que je n'aurai pu le faire dans son post "la carotte attitioude". je plussoie l'en saignante.

sauf sur deux points :

"Si jamais Luc Châtel ou n'importe quelle balletringue de la politique passe par ici, voici ce qu'on pourrait faire histoire de lutter contre l'absentéisme:

 

  • Plus de personnel encadrant. Plus de profs, de CPE, de conseillers d'orientation... bref des gens qui ne seront pas over-débordés pour s'occuper aussi de l'avenir des élèves.
  • Améliorer la formation des enseignants. Plus de pédagogie. Plus de vrais conseils. Plus de travail sur le terrain dès le début des études supérieures. Bref, que des gens qui n'ont pas une autorité naturelle ou un charisme de fou puissent se faire respecter et transmettre leur savoir sans se prendre une boulette de gomme dans la gueule à chaque cours. Il ne faut pas fermer les IUFM, il faut modifier les modalités de la formation."

nous écrit princesse soso.


POINT NUMBER ONE

les IUFM ne seront pas purement et simplement fermés mais la formation pédagogique sera transférée aux facultés comme cela se fait dans beaucoup de pays européens (dont la belgique ou la finlande modèle si souvent cité en exemple ces dernières années mais qui n'est pas applicable en france je n'ai pas envie de développer ici)

 

pour ma part j'ai suivi ma formation à l'université de S. en Heimatland et mes études de biologie option enseignement ont été les plus formatives que j'ai connues (possibilité de suivre une option sciences de l'édu avec un stage dès le DEUG, stage obligatoire dans des collèges ou lycées en maîtrise avec observation puis pratique et ce avant même de présenter le CAPES, professeur émérite en botanique ou en bio animale qui étaient aussi responsables des formations IUFM instit ou prof, cours de biologie avec des remarques pédagogiques, puis ma prépa CAPES/agreg qui faisait office de 1ère année d'IUFM avec des cours de péda et des intervenants extérieurs direct from the terrain tout en continuant bien sûr d'engranger une montagne de connaissances disciplinaires)

 

puis j'ai suivi après l'obtention du concours l'année obligatoire d'IUFM que tous les enseignants considèrent dès la première semaine de cours comme une perte de temps et en décalage complet avec la profession, et que j'ai moi aussi considérée comme telle dès la seconde journée.

les rares enseignements que j'en ai tirés venaient de mes heures en disciplinaires puisque les enseignants de SVT que nous avions étaient extrêmement présents, motivés et toujours sur le terrain et que nous retrouvions aussi certains des formateurs que nous avions à la fac. par contre les heures d'analyse de pratique professionnelle me servaient à corriger des copies au lieu de trucider les autres stagiaires que je considérais déjà inaptes à l'enseignement.

donc oui je suis pour la fermeture de ces lieux de perdition neuronales que sont les IUFM ancienne version où des formateurs qui n'ont pas eu un élève devant eux depuis les années 75 tentent de t'apprendre ce que c'est que le métier, où une psychologue scolaire à qui ont pourrait consacrer une étude sur les thèmes égo, mégalomanie et narcissisme nous parlait de comment elle était meilleure que tous et que les enfants sont des êtres en plein changements qu'il ne faut pas brusquer ha et pareil pour les ado, où des formateurs informatiques maîtrisaient moins bien que certains de leurs stagiaires le logiciel étudié. l'IUFM resté bloqué dans un mode manège enchanté gavé d'idée post68 gauchisantes où il ne faut pas critiquer l'autre, mais juste discuter avec lui sinon tu risques de le faire pleurer en lui apprenant que tout le monde est pas si beau et pas si gentil et que tu le considères comme un con inapte à survivre en milieu scolaire sauf en pénalisant des générations de pauvres élèves qui l'auront en classe.

oui parce que tous les gens pétris de bonnes ou mauvaises intentions qui s'enrôlent un jour dans l'EN ne sont pas forcément de bons pédagogues. d'où mon point numéro deux.

POINT NUMBER TWO

je ne sais pas s'il est nécessaire de vouloir à tout prix avoir plus de personnel éducatif dans les établissements. j'en voudrais surtout de mieux formés, de plus aptes à gérer les cas difficiles auxquels nous sommes de plus en plus confrontés malheureusement.

pas des pseudo-emplois précaires destinés à diminuer transitoirement les chiffres du chômage, ni des apeurés du secteur privé ou des fainéants qui voient dans le fonctionnariat un moyen d'être à l'abri quelques temps voire plus, ni des idéalistes qui pensent que le film "esprits rebelles" est un docu-fiction, ni des déçus de leur formation ou du marché de l'emploi qui ont entendu dire que les prof sont des planqués qui ont plein de vacances.

lors de ma formation j'ai vu :

- la stagiaire d'allemand pleine de bonne volonté. elle déblatérerait sur son incapacité à être crédible auprès de ses élèves. elle n'était crédible auprès de personne dans la salle. il me venait l'envie de lui jeter des poires dans la sienne pour stopper sa voie nasillarde et son débit soporifique. sa vision obsolète et idéalisée du métier où le prof sait tout, les élèves sont dociles, travailleurs et cultivés concordait assez mal avec la réalité de ses classes et elle en était presque à pleurer devant ce constat.

- la jeune mère qui après avoir pondu son second enfant s'est rendue compte que ce serait pas si mal de se trouver un boulot plus stable que sa thèse d'histoire de l'art anglais en 1763 et où elle pourrait avoir les congés scolaires avec sa descendance et s'occuper de la popotte pendant que monsieur poursuivait ses desseins plus élevés que simple prof. jeune mère qui sortait en pleine formation téléphoner à la nounou parce que le dernier était malade et qui n'en avait rien à carrer des élèves et de l'enseignement. ha si! elle en avait à carrer un petit peu. ce qui l'énervait c'est de se rendre compte que ses élèves étaient une bande d'ignares en français alors leur apprendre l'anglais c'était comme pisser dans une cornemuse et qu'elle rentrait exténuée chez elle avec des copies à corriger et des cours à préparer alors qu'elle pensait se la couler douce et élever ses propres chiards donc elle aurait bien aimé qu'on lui donne the receipe pour avoir des élèves modèles bien élevés et qui lisent shakespeare pour être tranquille basile 18h et je me casse.

- P. stagiaire SVT. quand on est sujette à la dépression, qu'on a le charisme d'une anémone à marée basse et qu'on déteste les enfants on choisit une autre voie que prof. ayant malgré tout eu sa titularisation dieu sait comment parce que même son tuteur avait décelé que putain elle avait pas la carrure, ni la motivation et lui avait mis des bâtons dans les roues. P. fut mutée en banlieue parisienne, à créteilland dans un collège difficile et dans un lycée à peine moins. Au bout d'un mois P. était déjà en arrêt sous lithium, je me demande ce qu'elle est devenue. j'entamerais des recherches quand j'aurai le temps.

- A. toute mignonne, toute sympa, toute diplômée d'une thèse en microbiologie et d'une agreg de SVT mention hyperbien, ayant déjà enseigné à la fac en tant que chargée de TD pendant sa thèse et s'était découvert une passion pour l'enseignement (et un copain qui voulait poursuivre dans la recherche mal payée donc fallait bien qu'une se dévoue pour avoir un boulot rémunérateur et stable cf. prof d'anglais plus haut).
A. qui nous raconte avec des larmes aux bords des yeux et des trémolos dans la voix parce que bon "elle en était encore toute retournée de cette histoire" : un de ses élèves de 1èreES avait profité d'une séance de TP pour se tailler des jolies entailles sur le bras avec la paire de ciseau destinée normalement à la souris. elle s'en était aperçue (ouf! quel oeil!) et n'avait pas su comment réagir tellement elle était choquée (trémolos trémolos) elle a demandé à l'élève ce qu'il avait et le gamin honnête lui avait dit qu'il n'était pas bien mais que ça le soulageait de faire ça (typique des jeunes qui se scarifient) et A. toute (je te prends, je te) retournée l'avait laissé partir en lui disant d'aller à l'infirmerie. comme c'était veille de vacances et qu'il était tard, A. n'avait pas pu voir le chef d'établissement, ni le CPE, ni l'infirmière, ni un autre prof (un établissement veille de vacances à 18h tout le monde est parti sauf les femmes de ménage et le prof de sciences c'est bien connu). Cette histoire l'a travaillée la moitié des vacances (1semaine!) elle avait tout de même songé à contacter son tuteur pour lui narrer ses déboires et lui demander conseil mais y avait renoncé parce qu'elle ne voulait pas que l'élève se sente trahi. nous étions à la veille de la rentrée, A. nous racontait toute émue en agitant la main devant son nez pour se faire de l'air et nous demandait que faire... les formateurs IUFM manquaient de s'étouffer en songeant aux retombées si le gamin était allé plus loin que la scarification pendant les congés. A. n'avait toujours pas contacté son tuteur ou son proviseur parce qu'elle voulait d'abord parler à son élève pour l'informer qu'elle devait en parler parce que c'était grave (oh une lueur d'intelligence et de bon sens! on espérait plus!). je ne sais pas ce qu'elle donne maintenant en tant que prof, j'espère qu'elle est dans un lycée tranquille sans histoire aucune , avec des élèves modèles, équilibrés et sans once de pensée négatives. parce qu'elle est douée dans sa matière mais ne lui demander pas de sauver un poisson rouge tombé hors de son bocal, elle sangloterait.

encore actuellement je vois dans mon collège un prof d'arts pla qui ne vient jamais en cours, ou une fois dans la semaine histoire de dire qu'il existe toujours. les autres collègues plaisantent jaunement sur le fait qu'on m'a plus vue depuis le début de l'année que lui en 5ans. et monsieur est toujours prof, toujours payé, personne ne fait rien pour le virer et libérer une place au CAPES pour quelqu'un de motivé et de présent pour le remplacer.

il faudrait qu'on ait des gens qui savent où ils foutent les pieds, qui soient formés et sélectionnés pour gérer des gamins et que chaque établissement puisse choisir ses agents en fonction de leur vision pédagogique (comme dans le privé en somme).

alors oui l'EN a peut être un manque en personnel mais surtout elle a un manque de formation, un manque de moyens aussi (je me souviens des années où j'avais des cours en demi-groupe maintenant dans les textes il est obligatoire de dédoubler les 6è mais avec les autres niveaux c'est classe entière en permanence, va disséquer une tête de poisson avec 25 élèves surexcités, ou apprendre à utiliser un microscope avec 29 troisièmes soit un microscope pour 3 et à peine le temps de passer dans les groupes), un manque de suivi et de moyen de pression quand un élève (ou un prof) ne fait pas son travail ou ne vient pas en classe, un manque de cohésion éducative dans les établissements, un manque de valorisation du métier dans la société et je ne parle pas que du salaire loin de là.

et tout ça fait qu'on arrive de plus en plus à un manque de motivation et une perte de vocation.

Ecrivassé par bliksem à 10:49 - je suis sérieuse... - [0] disent des choses... - Rétroliens [0] - Permalien [#]

07 octobre 2009

ta mère c'est flash gordon

Sans_titre_1

et je suis tellement crevée aujourd'hui que j'ai pas envie de m'appesantir

 

ni sur mes 3è tocards qui ont été spécialement calmes et travailleurs cette semaine,

 

ni sur ma classe de 5è surexcités qui vire emmerdante et insolente et avec laquelle il devient impossible de travailler,

 

ni sur toutes mes classes de 6è dont le niveau global est affligeant entre ceux qui planent 10000 et ceux ras des pâquerettes, je me demande s'ils comprennent ce qu'ils font assis sur leur chaise, enfin ils vont tourner comme la plupart de mes 3è à ne pas comprendre une consigne, à ne pas savoir lire un texte, à me dire "madame votre phrase elle veut rien dire" en contrôle uniquement parce qu'elle comporte des mots (argh) et de plus de 2 syllabes (reargh)

 

 

heureusement que ce soir c'est soirée sushi avec chéri, son frère et des ami.

 

 

allez je vais faire une sieste et me fendre le crâne sur les copies de 6è.

 

 

voir mes élèves et mourir.

Ecrivassé par bliksem à 14:03 - j'ai la flemme de faire un vrai post... - [4] disent des choses... - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 septembre 2009

grave francé

"Tous les individus sont-ils touchés par la maladie? Justifie ta réponse."
"Oui, car le gène est grave transmis."

"Les caractères communs à tous les individus d'une même espèce sont appelés caractères propres."
"Faux car les caractères propres sont se que l'on est le seul a possèder par exemple les emprunte digital et les caractère comun sont des caractère que l'èspèce que l'on apartient exemple chez l'être humain on a tous un nez"

"Explique pourquoi cette maladie est considérée comme héréditaire."
"Cette maladie est considérée comme héréditaire parce qu'elle se transmet de génération en génération et qu'elle est héréditaire."

"Tous les caractères sont héréditaires"
"Sa dépend défois il y a des personnes qui héridite pas les caractère de c'est ancêtre."

et c'est mes 3èmes bosseurs hein!

Ecrivassé par bliksem à 23:08 - je travaille... - [4] disent des choses... - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 septembre 2009

plus on est de fous...

la classe de mes troisièmes tocard est peuplée d'élèves qui ne correspondent pas au prototype de l'élève modèle. comme dirait brice, "Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

et moi j'en ai 23.

 

mais même en effectif réduit tu te prends pour alexis gruss dans sa cage aux fauves mais sans chaise, sans fouet et des animaux réfractaires aux "platz" "sitz" "ta gueule". mardi soir, j'ai laissé dans le couloir et dirigé vers la vie sco, 8 élèves parce qu'ils étaient en retard sans motif valable. ha le doux plaisir de la vengeance l'autorité retrouvée...

 

alors si tu as envie de jouer à ça, sache déjà qu'il faut du soutien du côté administratif et vie sco, or c'est écrit noir sur blanc dans le règlement intérieur, aucun élève n'est autorisé à entrer en cours sans être accompagné ou avoir un mot justificatif d'un adulte responsable.

 

secondo il faut savoir que l'élève est très tribal dans son fonctionnement et qu'autant ils peuvent se mettre à moitié sur la gueule en sortant de la cantine, se dire "moi je te retourne et je t'enfile", et autres insultes en tout genre, autant quand il s'agit de défendre le crétin dans son tort contre un prof ils sont d'une mauvaise foi inimaginable et sortent vagissent comme des veaux à l'abattoir. "mais vous pouvez pas faire cours avec la moitié de la classe, mais c'est qu'on vient du 3è" après à savoir si eux ont découvert la téléportation alors que les autres  couillons se tapent comme le commun des mortels la descente des escaliers... "mais euh madaaaame" "mais lui il a rien fait madame, madame c'est n'importe quoi"

la tactique consiste à ne rien lâcher à refermer la porte à la gueule des élèves exclus, à tenter de faire fermer la leur aux élèves qui ont cours et surtout répondre du tac au tac sans se démonter.

"mais madame et si toute la classe arrive en retard vous faites comment?"
" d'une personne n'a à arriver en retard, de deux je ne fais pas cours"
"vous faites pas cours si personne ne vient?"
"tout à fait ça m'arrange ça me fait une heure de cours tranquille à rien faire... le rêve quoi!"
"mais alors la semaine prochaine on vient pas"
"ha mais je considère que le cours est fait et la semaine d'après contrôle... et donc encore une heure de cours tranquille... bon maintenant au boulot!"

donc on se dit oh ben dis donc avec 8 élèves en moins elle va pouvoir faire cours peinard bernard... douce utopie !

ça tenu 10min. jusqu'à ce que les pouffiasses retrouvent leurs esprits après le choc d'être moins nombreuses dans le poulailler. entre S. qui fait tout pour se faire remarquer sauf travailler parce que porter le tabouret vide d'à côté à bout de bras dès que la prof a le dos tourné c'est plus efficace pour faire rire le public, F. qui parle seule mais à voix haute et gesticule en tous sens pour après te dire que ton cours est nul et on écrit trop et je m'en bats je vais pas à la colle je m'en bats les couilles vas y mets j'y vais pas je te dis combien tu veux je m'en bats, N. qui croit savoir mieux que toi comment faire marcher un rétroprojecteur et te le fait savoir, idem pour te dire que faudrait effacer le tableau alors que tu es entrain d'attraper l'éponge et que t'as qu'une envie lui la balancer à travers la tronche, et A. qui ricane tout le temps hurle des réponses stupides à la cantonade, bavarde sans arrêt, glousse comme une dinde puis ose ponctuer ton discours moralisateur envers N. d'un "mais laisse tomber elle est folle" pour nier après s'être adressée à toi...

être folle c'est donc avoir un minimum d'éducation et exiger le respect, le calme et le travail de ses élèves...

bienvenue dans le grand hôpital psychiatrique de l'éducation nationale.

Ecrivassé par bliksem à 20:00 - je travaille... - [2] disent des choses... - Rétroliens [0] - Permalien [#]



Page suivante »