02 juin 2006
les hommes viennent de mars, les femmes viennent de vénus
John Gray - Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de vénus
Quatrième de couverture
Qui n'a jamais pensé que, décidément, les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue ! Que son ou sa partenaire débarque d'une autre planète ! D'où les frustrations, les malentendus, les déchirements... Alors qu'il suffit de savoir décoder les réactions de l'autre. Mars, dieu de la Guerre, Vénus, déesse de l'Amour... Jolie métaphore, qui explique pourquoi les deux sexes sont différents dans leur manière d'agir et d'exprimer leurs sentiments. Des années d'expérience de thérapie conjugale ont permis à John Gray d'analyser ces différences pour en faire une source d'enrichissement mutuel plutôt que de conflit. Avec ce grand best-seller enfin traduit en France, il nous offre un guide indispensable pour communiquer et vivre en harmonie avec l'autre sexe...
ce weekend n'ayant rien de particulier à lire, j'ai emprunté un livre à ma mère, un de ceux qu'elle a acheté comme ça sans savoir de quoi ça parle... j'ai lu "les hommes viennent de mars, les femmes de vénus" enfin lu c'est un grand mot, je l'ai plutôt feuilleté (méthode de lecture en diagonale maîtrisée si c'est pas la classe), parce qu'un livre pareil ne mérite pas d'être lu, même pas d'être acheté c'est dire.
si je cite les vendeurs ('fnac.com' pour ne pas les nommer), "Affirmer que les hommes et les femmes sont différents n'a rien de révolutionnaire. Alors qu'est-ce qui a fait de ce livre un best-seller indémodable ? J. Gray ne proclame pas le caractère inévitable de l'incompréhension entre les sexes. Il aide simplement, depuis des années, des hommes et des femmes à mieux s'aimer : les langages, les émotions, les attentes des membres de l'un et l'autre sexes s'opposent souvent. Or il suffit de comprendre ces différences, de les accepter pour en faire une source de complémentarité plutôt que de conflit. Accessible et incroyablement proche de la réalité de chacun, un véritable outil de vie."
cette petite non critique résume parfaitement l'état des choses. ce concept de pseudo psychanalyse de comptoir sur les relations homme/femme se vend et se décline même en mars et vénus sous la couette, mars et vénus se rencontrent,... c'est pire que la collection des martines qui au passage est bien plus interessante, mais si ça se trouve J.Gray va finir par nous pondre un énième bouquin intitulé mars et vénus petite maman ou mars et vénus à la plage...
on n'y apprend rien, ça on s'en doutait! mais pire on s'y ennuie ferme car tout ça n'est pas traité sous une forme légère.
bien au contraire on se croirait dans les années 70-80 où théoriser les problèmes de couple sur un mode mélodramatique et mièvre a commencé à connaître on ne sait pas bien pourquoi un succès immérité, oui! pour faire court J.Gray s'y croît! et le pire c'est que beaucoup le couvre de louanges... alors que c'est un livre ridicule où l'auteur ne fait que répéter que les hommes intériorisent beaucoup, ont besoin d'espace (et de leur pâtée le soir hinhin), et surtout surtout qu'on fasse semblant de ne pas voir leurs points faibles et lacunes parce qu'un homme ça veut toujours tout réussir mieux que les autres (ça a dû commencer en maternelle quand ils jouaient à qui pisse le plus loin pour finir avec c'est moi qui ait la longue, et comme il est mal venu en société de déballer ses joujous devant tout le monde pour se la comparer ils ont reporté ça sur "c'est moi qui est toujours raison et qui fait mieux", tiens tant qu'on est dans la digression,... oui parce que pour finir sur ce livre) J.Gray radote deux théories : -l'homme a besoin de reconnaissance et d'isolement -les femmes d'être écoutées et n'attendent pas de solution comme les hommes ont l'habitude d'en fournir, tout ça à travers une analyse stupide qui atteint le ridicule quand il nous dit qu'il faut écrire ses reproches en lettres de doléance adressé à son conjoint ou jointe. point barre c'est médiocre.
donc celà dit revenons à ma digression, pour ce qui se seraient perdus dans mes élucubrations on en était à "un homme ça veut toujours avoir raison et faire mieux que les autres" alors autant je n'aime pas généraliser autant il y a certaines choses qui se vérifient et les lieux communs ont la vie dure... par exemple un homme a le sens de l'orientation ça découle de la chasse et une femme ça sait faire la popote mais pour se repérer c'est une aiguille dans une botte de foin, elle est perdue au milieu des brins...
prenons samedi soir...
dîner chez un ami. H. propose de passer me chercher. je ne suis pas contre le covoiturage, j'accepte. il arrive avec un peu de retard mais je m'en fiche je suis toujours en retard donc j'étais tout juste prête. le trajet jusqu'à chez l'invitant était déjà parcouru donc connu et simple de surcroît. mais il est vrai qu'on peut facilement rater la sortie. or la sortie on l'a dépassée.
blik' "ben c'était à droite non?"
H. "non je crois pas, il faut sortir à heiterren-fessenheim" (huhu de l'indication sur ma localisation c'est pour que mes admirateurs me retrouvent)
blik' "ben alors c'était bien là..."
H. "merde t'es sûre? bon ben trop tard, on peut que continuer"
blik' "mais pas de problème, on va tomber sur un rond-point plus loin, tu prendras à droite et je connais le chemin par là aussi"
H. "hein?! je prends à droite là?" (devant une station service)
blik' "mais non, au rond-point, tu as vu un rond-point? non!"
H. "ouais on devrait y arriver aussi... enfin j'espère que tu vas pas nous perdre..."
blik' "ouhou j'ai le sens de l'orientation et je connais je te dis"
arrivée au rond-point, il prend à droite pas très convaincu...
H. "t'es sûre?"
blik' "oui, ensuite tu vas même tomber sur un dos-d'âne assez rude et ensuite c'est indiqué"
effectivement dos-d'âne, panneau indicateur
H. "ha voilà c'est indiqué..."
blik' " fais juste attention comme on arrive de la direction opposée de ne pas te tromper quand on entre dans le village..."
H. "je sais je sais, voyons..."
blik' "je disais ça comme ça..."
arrivée dans le village, croisement, j'indique "à gauche", il prend à droite... je réprime un "ton autre gauche"
blik' " j'avais dit gauche"
H. " t'es certaine?"
blik' " d'avoir dit gauche oui, que c'était à gauche aussi"
H. "c'est que tu n'avais pas l'air sûre quand tu l'as dit"
blik' "belle mauvaise foi, bon d'habitude on vient de cette route, tu reconnais? là c'est le monument aux morts, là il y a avait des travaux, c'est de l'autre côté... sûre!"
H. "bon ok, je fais demi-tour, mais t'as intérêt que ce soit juste" (à peine le demi-tour effectué) "ha ben ouais c'est là je reconnais, là le monument"
blik' "..."
donc là je me dis que c'est bon, on est sur la route connue et reconnue, je n'indique plus rien, je vois la rue de l'invitant sur ma gauche, mais je vois qu'il continue tout droit...
blik' "c'est à gauche..."
H. "ouais mais il y a une AX là bas..." (ndlr M. une amie invitée possède une AX)
blik' "c'est bien mais c'est à gauche tout de même"
marche arrière, stationnement, descente de voiture.
H. "oh ben ça va on est les premiers, comme ça on aura pas trop attendu"
blik' "..."
et comme certaine d'entre vous sont déjà au courant de cette effarante preuve de mauvaise foi chez un homme pris en défaut sur sa capacité à s'orienter et devant la capacité supérieure d'une fille à mieux se repérer dans la citroên, je rajoute une autre anecdote sur le thème éculé "les hommes ne pensent qu'à ça"
donc toujours même soirée chez N., toujours même H., fin de repas, on débarasse.
N. "j'aurais besoin de deux paires de bras pour m'aider"
G. "ok je me dévoue"
N. "alors une autre paire?"
H. "ben je proposerais que celui qui a la plus grosse paire y aille... blik'?" (yeux fixés sur mes seins)
blik' "hinhin... bon je vous accompagne"
Commentaires
Y'a quand même qqch que je ne comprends pas.
Pourquoi faut il que nous voulions toujours avoir raison ?
Le problème est ailleurs: nous avons toujours raison et il suffit que les femmes l'admettent.
Quand à pisser le plus loin, je te signale que des animaux quadrupèdes tentent toujours de pisser le plus haut possible pour montrer qu'ils sont grands.
C'est une question de sélection naturelle.
Tu vois, c'est génétique et évolutionnel tout ça, on ne peut pas lutter.
les théories de lamarck revisitées! ce n'est plus quelle girafe aura le plus long cou mais qui urinera le plus haut, il va falloir que je contacte ma prof de génétique et évolution des populations ça va lui plaire...
sinon comme tu es adorable,
le fait que vous ayez toujours raison c'est comme le lapin de paques, le père noël et la petite souris,
on vous laisse croire que c'est réel jusqu'à ce que vous soyez assez matures pour vous apercevoir seuls de la supercherie ;p
c'est pas gagné...
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