il est des jours où...

les vicissitudes d'une TZR divaguant dans l'académie de Versailles

01 mai 2007

ouvrez les yeux aujourd'hui...

Les extrait de conversations du FEE du 29/04/07.

Extrait de la conversation Magnette/Lamassoure/Guigou.

PM. " [...] L'essentiel porte sur la vision de l'Europe plus globale, que les deux candidats portent.
Et là, je crois que vraiment - en essayant autant que possible de ne pas être partial - je pense que, dans la presse étrangère et dans les débats internationaux, Nicolas Sarkozy fait un peu peur.
Il fait peur car il n'y a plus de coupure étanche entre la politique intérieure et la politique européeenne aujourd'hui, et quand Nicolas Sarkozy parle de racaille, de kärcher, etc. en France, quand il tient des discours très durs comme ceux qu'on  lui a entendu tenir, et bien on en parle ailleurs en Europe. De même qu'on parle en Pologne de l'affaire Guéremec.
Nicolas Sarkozy fait peur pour ça, peur aussi car il a une vision de l'Europe très très intergouvernementale. Il parle de coopération, de G6 entre grands états. Il parle de politique industrielle qui font plus penser à Airbus que véritablement à des politiques communautaires.
Si Ségolène Royal laisse un peu sceptique parce que son programme est flou, c'est tout de même cette impression que la droite européenne française revient à des politiques un peu antérieures à celles des dix dernières années qui domine. [...]
Je crois que Ségolène Royal rassure depuis le débat entamé avec François Bayrou. Auparavant elle était paralysée par le syndrôme du référendum 2005 et la réconciliation entre une gauche réformiste et une gauche protestataire était très difficile. Elle trouvait difficilement la synthèse. Depuis le premier tour, elle a fait un pas dans la direction réformiste, centriste, ce qui la rapproche de l'Italie, de l'Allemagne et des pays du Benelux, la normalise au plan européen et donne un peu plus de substance à la stratégie européenne présentée jusque là."

AL. "Je suis en désaccord total. Je ne sais pas qui vous avez rencontré à Bruxelles , je n'ai pas du tout les mêmes échos sur la manière dont nos partenaires ressentent les propositions et positions européennes de Nicolas Sarkozy et celles, ou l'absence de celles, de Mme Royal.
Sur le projet de traité ordinaire que Nicolas Sarkozy a été le premier à proposer à Bruxelles le 8septembre dernier, aujourd'hui sur la nature du traité, la substance, le calendrier, tous nos partenaires travaillent sur cette base. C'est devenu la base de travail de la présidence allemande..."

EG. (l'interrompant) "C'est faux!"

AL. "...c'est devenu la base de travail..."

EG. (l'interrompant) "C'est faux et vous le savez très bien..."

AL. "Excusez moi mais c'est devenu la base de travail de la présidence allemande qui a comme objectif le calendrier que nous avons proposé, arriver à signerun traité à la fin de l'année 2007, et...

EG. (l'interrompant) "Ah mais pourquoi pas, mais oui bien sûr."

AL. "...le ratifier en 2008 de manière à ce qu'il s'applique en 2009 à la prochaine élection du parlement européen."

EG. (l'interrompant) "Mais là dessus tout le monde est d'accord, c'est sur le contenu, sur le contenu..."

AL. "Non pas du tout, Mme Royal n'est pas d'accord parce qu'elle veut faire..."

EG. (parlant en même temps que lui) "C'est une vision à la britanique, voilà!" (ton du na! pimbêche sur le voilà!).

AL. "... un référendum, tous nos partenaires sont hostiles au référendum, si vous en connaissez un seul gouvernement qui recommande le référendum..."

EG. "Mais le Danemark et l'Irlande doivent le faire enfin!..."

AL. "Pas du tout! L'irlande y est obligée, le Danemark ne l'est pas. Mme Royal envisage de faire un référendum en juin 2009, c'est-à-dire trop tard pour l'application en juin 2009."

 

Extrait de la conversation Lamassoure/Guigou.

AL. "Sur les statuts de la BCE, car vous dîtes que Mme Royal tiendra ses engagements, à de nombreuses reprises elle a indiqué qu'elle demanderait une réforme des statuts de la banque?"

EG. "Elle l'a fait c'est vrai. Parce qu'elle veut manifester qu'elle posera ces questions-là au niveau des chefs d'état et de gouvernement."

AL. "Elle n'a aucune chance de l'obtenir."

EG. "Ah ben, écoutez, qui ne tente rien n'a rien..."
(sourire qui monte qu'elle sait dire des imbécilités en se moquant de l'electorat)

AL. "Certes mais qui est sûr d'échouer n'a rien non plus!"

CO. "A commencer par la présidence de la République..."
(huhu elle a de l'humour Christine!)


Ensuite et pour ne pas être taxée de mauvaise foi crasse (tsss), précisons que les deux candidats n'ont effectivement pas une superbe politique européenne, mais l'une est tout de même "moins pire" que l'autre pour parler bien la France... Et ce notamment parce que NS qui au départ pronait aussi une hypothétique réforme des statuts de la BCE est revenu sur cette proposition sur le conseil de Lamassoure justement, cette remise en question est positive dans la balance pour l'instant.

Sinon aujourd'hui comme c'était à prévoir, JMLP a appelé à ne pas reporter les voix sur le candidat de droite, tiens donc. Plus surprenant ce dont tout le monde parle aujourd'hui c'est Séguela qui rejoint NS, fou dis donc... Si ça fait pas réfléchir... Je ne dirai rien de plus, les faits parlent d'eux mêmes...

Posté par bliksem à 14:18 - je suis sérieuse... - Commentaires [11] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


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