il est des jours où...

les vicissitudes d'une TZR divaguant dans l'académie de Versailles

15 mai 2007

ovaires au desespoir...

C'est de plus en plus fragrant je tourne carré...

Un peu de bagout, pas mal d'intelligence, du cynisme et un chromosome Y et voilà j'ai les ovaires qui frissonnent, les neurones qui se mettent en branle...

Et peu importe les années...

Lundi 12h30, pause déjeuner, salle des prof.
Passage par le distributeur de caféine, j'attrape mon macchiato et me laisse tomber sur un des fauteuils à côté d'un prof de français que j'apprécie bien.
Il pose son livre sur la table, me sourit et entame la conversation.
Et nous voilà partis à échanger sur nos cursus respectifs, sur la philo, sur les influences de l'harmonie sur la croissance des plantes, sa thèse de SVT, les voyages en Inde, l'ouverture d'esprit...
Et je me mets à focaliser sur son petit tic lorsqu'il cligne des paupières en parlant, réprime un peu le fait de lui trouver du charme
, tempère mon esprit qui divague...

Soudain nous sommes interrompus par une collègue postée de l'autre côté de la pièce, et qui s'extasie depuis 5minutes avec deux autres sur des argentiques qu'elles se passent en bêtifiant...
"A. faut que je te montre les photos de mon petit fils..."

A., poli de circonstance, "Oui oui j'en serai ravi"
puis se tournant à nouveau vers moi, i
l lève les yeux au ciel "Mais qu'est-ce qu'elles ont toutes à se reproduire ainsi..."
Je souris de connivence "C'est vrai qu'en ce moment ça n'arrête pas, ici comme partout, ma tante, ma soeur, certains amis,..."
Lui avec son éternel pince-sans-rire "C'est vrai ça n'arrête pas de pondre..."
Moi goguenarde "Nous allons finir cernés..."

La collègue armée d'une cinquantaine de photos s'avance vers lui, s'assied sur le fauteuil proche, nous interrompt à nouveau sans gêne et sans me prêter attention. Elle lui colle les photos sous le nez, "Regarde là il dort, un ange... Et là dans le jardin, et encore le jardin...".

Après 3 gazouilles de résistance, c'est lui qui la stoppe d'un "Très bien oui" et se tourne à nouveau vers moi. Elle, rassemble ses images, retourne avec ses deux amies, le nez en l'air, vexée.
Je suis le manège amusée...

A. en apparté "Le pire ce sont les grands-mères, regarde ça on dirait que c'est elle qui vient de pondre..."
Je ris franchement, et la dondon lève encore plus le nez, triturant les images qui ont servi de couvert à ses minauderies "Qu'est-ce que vous racontez encore?" puis, tentant de se montrer détachée, elle recommence son échange d'icones primipares avec les interessées...
Il me lance un clin d'oeil amusé de la réaction, je me surprends encore à penser qu'il a du charme...

A. sérieux "Mais t'as l'intention d'avoir des gamins toi?"
Déconcertée "Euh j'y songerais en temps voulu, un jour peut être si la question se pose, mais pas avant pfiou... loin! Bref j'ai le penser..."
A. "Ha oui tu as bien le temps, c'est comme moi à 59ans, j'ai encore le temps aussi"
Il rit tandis que je bloque sur son âge, et essaie vraiment maintenant de brider le "Bordel il a du charme"...

A. "Rappelle moi tu as quel âge?"
(hum) "Bientôt 25..."
A. "Effectivement, tu as encore le temps, enfin "on" va pas pondre comme elle hein?!" (clin d'oeil)

La reprise des cours a stoppé là la conversation. Un peu décontenancée, je me suis hâtée de rejoindre mes élèves en profitant du léger flottement que provoque la sonnerie dans la salle des prof, lui lançant un "Effectivement... Il faut que je me sauve"...

Et quand aujourd'hui, arrivant à 14h dans la salle des prof quasi déserte, j'ai murmuré un "bonjour" collectif, il a arrêté sa conversation avec le seul autre prof présent, s'est tourné vers moi, tout sourire : "Tiens te voilà toi?!", les égarements d'hier ont refait surface...

Putain de manque! Je déraille...

Posté par bliksem à 19:13 - j'ai une vie passionante... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

ô vaires, ô desespoir

ahem...

Tu as à ta décharge le fait que le prof en question ne faisait pas son âge.
Et que d'ailleurs il a peut être menti aussi, pour te taquiner, va savoir.
Et que de toute façon, c'est juste normal d'être attirée par des gens charmants qui correspondent à ce qu'on apprécie. Jusqu'à preuve du contraire, tu n'en es pas à perdre la boule dès qu'un individu masculin se trouve à moins de 3 mètres de toi, que je sache.

Profite... Parce que le cynisme ovarien est encore plus dur à supporter...

Posté par Alex, 16 mai 2007 à 12:46

alex> ahem... 59!!!
et non je perds la boule point.

Posté par bliksem, 17 mai 2007 à 15:48

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