28 octobre 2007
the new season of bonjour america
26 octobre 2007
blog en pause
pour une semaine et quelques jours, je n'aurais plus accès au net puisque je retourne aux sources pour les vacances de la toussaint.
je les ai attendues celles là. la dernière heure de ce soir a été terrible. oh et tiens dans ma classe de 5ème j'ai un minichampion de tck, le meilleur du collège parait-il, alors je lui ai fait un mouvement de tecktonick pour lui signifier de se barrer parce que c'était les vacances... si je passe pas pour une prof tarée je sais pas ce que je fais...
enfin donc voilà pas de net pendant une semaine et deux jours...
je sens que je respire mal.
bon zou allez squatter ailleurs.
des biz.
24 octobre 2007
so cute cat
Lu par ici chez la petite rosacée fruitée, une petite annonce dominicale...
Je sais pas pourquoi en lisant son article, je me suis dit que la compagnie d'un animal me manquait... Un chat surtout...
Peut être parce qu'un chat se rapproche un gars.
Ca dort en boule sur le lit en squattant toute la couette, ça laisse des poils partout, ça gueule pour manger, ça boude son assiette en vous toisant si la pitance ne lui convient pas, ça en fiche une fois sur deux à côté de la litière, c'est indépendant quand ça veut et ça sort on ne sait où faire on ne sait quoi, c'est câlin quand ça veut bien et là c'est emmerdant jusqu'à avoir obtenu ses caresses, ça reste très joueur et une petite baballe de papier qu'il balade travers tout l'appart lui suffit à s'amuser... Et malgré tout on s'y attache...
Sérieusement je ressens que la funambule qui a refait son entrée il y a pas si longtemps emmène dans son sillage la dame aux chats... Un peu comme Raminagrobis et le diable de Boulgakov elles ne sont qu'une part d'une même personne...
Je crois que je vais me rédiger une petite annonce dominicale moi...
Ca devient urgent...
Je me suis même surprise à penser que le CPE du collège était pas mal alors que je réglais des détails de sanction et de règlement intérieur...
Très urgent...
Quoique... Je ne crois pas lui avoir vu d'alliance...
20 octobre 2007
do you tecktonik?
Retour à l'envoyeur, j'avais tagué Gaby, il me tague à son tour avec un concours organisé par Romain Libeau.
Le principe est simple, donner trois bonnes raisons de danser ou ne pas danser la tecktonik, à la clé un ipod shuffle (rose) à gagner...
Moi, faut pas se demander, j'ai choisi d'exposer 3 bonnes raisons de ne pas danser la tecktonik.
1) Lorie fait de la tecktonik
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Tout ce qui est chanté par Lorie, à part la notion de fin de semaine, j'adhère pas allez savoir pourquoi et là c'est un carnage.
Plus sérieusement une danse récupérée par une "artiste" de ce niveau dont le public reconnu se compose exclusivement de collégiens et pré-collégiens décérébrés, outre le fait que la tecktonik s'adresse à un public de 15-20ans (il n'y a qu'à voir les regroupements ont lieu le week end et le mercredi après-midi, quand ils n'ont pas cours de math ou rendez-vous chez l'orthodontiste), cela démontre à quel point les grandes boîtes marketing et multinationales musicales peuvent rapidement récupérer un phénomène surtout s'il est facilement identifiable et qu'il génère rapidement des dividendes conséquentes basées sur la commercialisation de ligne de vêtement, gamme capillaire et cosmétiques, musique, estampillée @Tecktonik.
De plus lorsqu'il devient connu du grand public comme il est entrain de l'être, le phénomène est déjà obsolète. Or on en est à "aborder un sujet de société" sur les plateaux de télé avec Michel, à diffuser des reportages au journal de 13h entre jouy-sous-orge et son dernier boulanger unijambiste et le renouveau des fabriques de sabot dans le haut jura sur TF1, même Catherine Matausch - qui a un mal fou à prononcer le vocable pourtant simplissime jeu de mots sur techno et tectonique - nous en parle. Et quel reportage! un condensé du pourquoi ne pas adhérer à la tecktonik...
Un épiphénomène déjà has been qui draine derrière lui une masse d'adolescents prépubères en mal de tribu et de code triviaux stupides, je ne dis pas que "c'est plus de mon âge" puisqu'en réalité ça l'a jamais été, je n'ai jamais versé (et encore moins maintenant) dans ce genre de panurgités pseudo-rebelle et boutonneuse qui n'ont pas conscience de suivre le troupeau alors qu'ils vivent en "team"...
2) la tecktonik c'est dangereux
La tecktonik est considérée comme une danse mais elle s'apparente plus à une transe désarticulée proche d'un syndrome Gilles de Latourette, il suffit de regarder ce documentaire sur ces pauvres adolescents atteints de ce mal étrange, attention ce reportage peut comporter des scènes choquantes (le premier cas est très dur à supporter, j'en pleure)
>
Alors gesticuler dans tous les sens en risquant d'éborgner quelqu'un, voire de s'éborgner seule, de se démettre une épaule, ou de se luxer la hanche, très peu pour moi. J'ai le dos fragile et je souffre d'un défaut de psychomotricité sévère qui m'empêche de coordonner mes mouvements, le rythme et ma dignité. En clair je suis pas très alerte sur une piste de danse alors imiter Véronique et Davina sous exta' ça mène à quoi mis à part à se ridiculiser en deux minutes pour finir écarlate, étouffante et suante à la limite de l'apoplexie?
La tecktonik n'est faite que pour des jeunes corps sveltes encore dans la fleur de l'âge et pour qui tester l'élasticité de ses articulations sur des beats répétitifs ne déclenchera pas l'arrivée des pompiers parce qu'on croyait à une crise aigue de spasmes musculaires ou à un début de delirium tremens sur la piste de dance ou sur le bitume alors que vous essayiez de faire un "woops", un "blocage" suivi de "bogging" le tout coordonné à un mouvement "break" des pieds. En plus avec un telle tentative d'explication des gentils messieurs en blanc risque de venir vous aider à vous relevez pour vous inviter à venir " Viens petite fille dans mon comic strip! Viens faire des bull's, viens faire des WIP ! Des CLIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! et des ZIP! ta camisole"
La tecktonik est dangereuse autant d'un point de vue physique que social, pensons à notre ego. En plus c'est du sport et j'ai déjà du mal à me motiver pour la piscine.
3) la tecktonik c'est so fashion (si mode)
La tecktonik est l'équivalent d'un défilé de Gaultier transposé dans la vie réelle : un dresscode (code vestimentaire) extrêment reconnaissable et très inspiré du style des années 80-90 pas si laid à regarder mais qui n'est facile à arborer que sur les podiums (scène), dans une gay pride (fierté homosexuelle) ou en rave (soirée musicale bougeante).
Cela me rappelle que j'étais habillée en veste fluo et je portais des collants rayés quand j'avais 10-12ans justement dans la période dont ils s'inspirent... comme pour la mode la tecktonik copie et réutilise les décennies précédentes, des suiveurs je vous disais...
Côté accessoire, capillaire et cosmétique, pas simple non plus de se balader avec une crête fixée à la superglue, une étoile rose sur l'oeil en guise de maquillage, un bandeau au poignet, hormis en jour de pré-mercredi des cendres (mardi-gras), je crois que ça risque de mal passer dans les entreprises, et en l'occurrence je crois que je perdrais ma crédibilité tant auprès de mes élèves qu'auprès du proviseur.
De plus toujours comme la haute couture, les vêtements ne sont taillés que pour des anorexiques ayant perdus une côte. Les petites robes de chez Gaultier sont éditées en 36, ben pareil pour le jeans slim fétiche de la tecktonik qui lorsqu'on a dépassé les 15ans, à moins d'être foutu comme Mick Jagger ou Jane Birkin, ne laisse passer aucune imperfection (mes fesses et mes hanches).
Enfin comme chez Gaultier dans les eigthies (les années 1980) les jeunes hommes sont imberbes, longilignes et effeminés. En bref l'équivalent des pages grecs de l'antiquité, en somme pas moyen de draguer au milieu de danseurs de tecktonik les mannequins préfèrent Jean-Paul et Paolo le joli maquilleur, ce sont les tecktonik-killers (tueurs de tecktonik ou jeunes branleurs gesticulant sur de la technohouse) eux-mêmes qui le disent, la tck (pour les intimes) c'est "très proche de la culture gay, déjà au niveau des habillements, s'épiler, prendre soin de soi, faire des gommages, mettre des crèmes, ça fait partie de cette culture electro"
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J'ai déjà suffisamment de mal à me trouver un hétéro potable, sortable et équilibré pour pouvoir me permettre de passer mon temps à me déhancher et à risquer de me casser un bras au milieu de gars qui en plus d'avoir l'âge de mes élèves ne correspondent ni à mes canons en matière de physique masculin (grand, masculin, carré voire chabalisant) ni à mes orientations sexuelles (H 20-35ans ecrire à la rédaction).
Le reste des suiveurs du mouvement ce sont des filles à la limite de la lobotomisation qui elles aussi se déplacent en team (cheptel) en portant des blaz' (bague d'identification) en lolant (riant de manière stupide) et en kiffant trop grave la tck pour se lacher parce que c'est vibant tu vois (en appréciant grandement de suivre le troupeau pour aller paître parce qu'il n'y a pas de sens critique, voyez vous).
J'ai échappé à ce genre de crétinerie ovine (fièvre aphteuse) dans ma jeunesse, c'est pas maintenant que je suis plus vieille et plus conne qu'on m'y prendra...
Par contre j'aimerais prendre à ce jeu Alex, Thomas et Adrenalynn.
16 octobre 2007
suivre le fil...
Il est des jours où est le titre d'un blog que j'ai croisé par hasard, un peu comme un ambassadeur de tri qui aurait mal fait son boulot, j'avais zappé ce blog et pourtant il est une mine d'or de sentiments. Pas d'image, que des mots.
Hier soir vers 1h du matin quand je suis tombée sur ce post en me baladant dans mes favoris au lieu de travailler mes cours d'aujourd'hui, ça m'a fait très plaisir après la surprise de me découvrir en lien là bas.
Pas parce qu'il fait partie de la blogosphère connue et fréquentée française mais plus parce que ce que je connais de ses idées et points de vue à travers son blog me plait beaucoup et que la reconnaissance de quelqu'un à qui vous accordez un tant soit peu de crédit est plaisante...
Pourtant, passé le "ouah mais dis donc c'est de moi qu'on cause là?!" je me suis penchée un peu plus sur la description faite de mon blog, donc sur le ressenti que je laisse à un lecteur, donc peut être à plusieurs.
Une mine d'or de sentiments paraît-il donc...
Et je me suis aperçue qu'en réalité ce n'était plus qu'à moitié juste comme description.
En effet, s'il fût un moment où je m'exprimais plus sur mes sentiments, cela fait quelques temps que je ne fais que vous narrer ma vie sans trop entrer dans les détails.
D'une parce qu'avec un déménagement à plus de 530km de chez moi avec pour la première fois un appart, qui plus est en colocation, avec les contraintes paperassières et administratives que cela entraîne, me prend un temps fou.
De deux parce que mon boulot de professeur ès SVT étant passé de stagiaire assurant 6h de présence devant élèves à titulaire enchaînée pendant 18h à ses classes, ça ne me laisse que peu de temps pour avoir une vie et bloguer comme j'en aurais envie (alors que cependant je passe trop de temps sur le net mais ceci est un autre problème).
De trois je passe trop de temps sur le net comme cité ci-dessus.
Mais surtout, de quatre, je commence à connaître même virtuellement trop bien les gens qui me lisent, et s'il est une chose que je n'aime pas faire c'est m'épancher auprès des gens que je côtoie. Enfin si je m'épanche ; un vrai moulin à parole, des anecdotes et tranches de vie à n'en plus finir, mais me confier vraiment j'ai jamais bien su comment faire, et beaucoup me le reproche d'ailleurs.
Donc pour toutes ces raisons et surtout la dernière, depuis la rentrée de septembre je ne rédige plus trop de post personnels. Je préfère par facilité narrer en bref des morceaux choisis et reporter de manière très journalistique ces instants en passant par le menu du soir, ma journée au collège, mes emmerdeurs de 3ème, mon we en Alsace, etc.
Alors oui je pourrais vous dire que mes péripéties avec ces incompétents et lambins de chez France Telecom ne sont pas encore terminées, que je me suis énervée avec l'opératrice au téléphone, que j'ai égaré ma carte bancaire et que j'ai du faire opposition, que je vis encore pour une semaine sans carte de crédit et que c'est dur, que j'ai passé un bon week end à Paris dans le 12ème chez une amie néotit' nommée dans l'académie de Créteil elle, puis chez Alex pour changer, que je sais à présent poser des autocollants effet miroir sans teint sur une fenêtre, idem pour les transferts d'enseigne sur les devantures, qu'il y a une super podologue qui vient d'ouvrir son cabinet dans le 5ème juste à côté des magasins "Au vieux campeur" et qu'il faut y courir y mettre les pieds il est possible qu'elle vous montre ses seins (hinhin), que dimanche soir nous avons regardé un film cultissime dont je vous parlerais en temps voulu, que nous avons fait une soirée nostalgie-alsacienne avec trop de choucroute et trop de pinot, que j'ai terminé légèrement joyeuse à finir mes verres tout en faisant des propositions indécentes à mes converseurs msn...
Je pourrais...
Ce serait facile...
Bien plus facile que d'avouer qu'en ce moment ça va sans aller...
Que je passe des nuits sans sommeil souvent parce que ma tête interdit à mon corps de trouver le repos... Que la funambule a décidé depuis peu de remettre du fil à l'ouvrage...
Qu'à trop balancer entre la tête trop dans les nuages et les pieds trop sur terre, je finis souvent avec des bas-le-coeur...
Est-ce que ça arrive à tout le monde d'avoir des moments sans? De ne pas savoir où il va justement le monde? Et qu'est-ce qu'on y fait nous dans le monde qui tourne trop vite? Tout ça je sais bien que chacun y est confronté, mais je me pose souvent la question est-ce si souvent pour ces chacun?
J'avance comme je l'ai toujours fait, en me laissant porter par le courant. J'ai l'impression parfois que je vais finir par choisir entre deux eaux la plus profonde, mais je continue de surnager je ne sais comment mais surtout par peur de l'abysse... Juste parfois une ou deux déferlantes... Et puis vogue...
Je ne sais pas où je vogue mais ce que je sais c'est que pour l'instant j'y vais seule, que je tente de plus en plus de faire contre mais que pour l'instant je fais avec... Comme depuis trop...
Les sous-rires et les sans-blancs ne cachent plus bien les moments de doute et les égratignures de la funambule...
Envie de suspendre le fil, de rembobiner, de changer la trame...
Coupe.
10 octobre 2007
humeur&papilles
j'ai cuisiné :
une bavette à l'échalote accompagnée d'une compotée de carottes fondantes à l'huile d'olive
une pomme au four à la confiture de framboise saupoudrée de cannelle servie avec un yaourt nature brassé
je viens d'avoir un orgasme gustatif!
c'est déjà ça...
ça compense toute ma journée, je suis d'excellente humeur ce soir...
si quelqu'un partageait mon lit je peux dire qu'il serait content, oui mais voilà...
que tant de satisfaction se perde c'est dommage...
mais je m'en fiche je vais bien...
mon humeur passe par mon ventre, enfin pour l'instant mon estomac...
bordel mais vous allez la fermer?
Un brin de fatigue, un zeste de doute et vous voilà plutôt abattue...
Votre Ascendant Capricorne, exaspéré par l'influence néfaste du Carré
de la Lune à Mars, supportera mal aujourd'hui l'atmosphère tendue dans
laquelle vous vivez. Mais que voulez-vous... Même si rien ne se passe
comme prévu et que votre entourage vous semble agressif, mieux vaut
tout de même faire un effort pour rester positive plutôt que de se
laisser aller !
Un bon point pour mon horoscope du jour...
Sinon j'ai jamais poussé une gueulante pareille dans ma courte carrière, mais ce matin mes troisièmes ont vu ce que c'était quand on osait critiquer mon manque d'investissement dans mon travail alors que je me plie en 4 et que je suis on ne peut plus juste envers eux.
Genre "vous expliquez rien en cours madame" "vos questions étaient trop dures" "on comprend rien les questions sont mal tournées" "c'est dégueu pourquoi j'ai pas eu de point" "vous répondez jamais aux questions posées en classe"...
Devant tant de mauvaise foi, je les ai remis devant leur responsabilité, leur manque de travail et de concentration sur un ton décibelement élevé! J'en ai eu la voix qui s'est éraillée... Il faut dire que j'ai bien du leur faire la morale pendant 2min, en haussant le ton à m'en faire flancher les cordes vocales...
J'ai rien entendu pendant 10min et on a corrigé enfin leur contrôle où la majorité a eu 4...
Putain d'élèves...
Mais je crois qu'ils ont au moins cerné un peu le propos, enfin espérons... Un seul me suffirait...
08 octobre 2007
c'est bon pour le moral...(*)
Ce week end je suis allée voir ma nièce et participer au baptême de ma cousine en Alsace.
Malgré une très belle fête, une bonne ambiance à la maison, un beau match France/Nouvelle Zélande, un peu de repos et deux jours de soleil, je reviens un peu démoralisée...
La soeur d'une amie que je croise rarement mais tout de même...
"Oh c'est le tien?"
Un convive membre éloigné de la famille...
"Aurevoir et félicitations pour le bébé"
Mauvaise idée de pousser un landau quand on commence à approcher de l'âge reproductif sociétal...
Surtout quand on est célibataire...
Ca a une forte tendance à saper le peu de moral que l'on tente de sauvegarder bon...
Et l'amie prof croisée dans le TGV ce matin en rentrant, et qui pleure son compagnon qu'elle ne va pas voir durant trois semaines, que c'est loin encore les vacances, n'est pas pour aider...
Pendant le trajet moi j'ai corrigé mes copies de 3ème, si ça c'est pas de l'occupation de future prof aigrie...
(*) titre largement inspiré de la Compagnie Créole qui fête ses 20ans, qui passe à l'Olympia et qui a vendu des milliers de disques, on en apprend des choses interessantes et importantes quand on mange un bout de pizza seule devant les infos de 13h...
Bon c'est pas tout ça j'ai des cours à préparer avant d'aller m'acheter une corde...
02 octobre 2007
un GPS ou la vie...
Oui je sais un titre bas du plafond, mais je suis fatiguée, harassée, et presque morte...
Et pour une fois je n'exagère pas...
Donc cet après-midi j'ai été déchargée de mes deux heures de cours - dont une 5ème à laquelle il a fallu que je trouve du travail pour l'heure de permanence - tout ça pour me rendre à la journée d'accueil des néotit' SVT de l'académie...
Le genre de formation qu'il aurait mieux valu que j'évite je le savais, mais bon j'y suis allée histoire de croiser les deux autres anciens alsaciens mutés dans la région...
On s'est croisés éffectivement, 10min pas plus... Pendant lesquelles j'ai appris qu'ils n'avaient pas encore bossé depuis le début de l'année, qu'ils auraient des postes courts les mois qui arrivent (1 ou 2mois) et qu'ensuite expectative totale comme moi en janvier... J'ai aussi eu le droit à un "Ben et ça se passe comment? Pas trop dur le passage aux 18h? Et avec les élèves? Bon pour toi je me fais pas de soucis niveau autorité, tu dois les visser, je me suis toujours dit que t'avoir en prof ça doit être quelque chose..." Merci merci n'en jetez plus la coupe est pleine...
Sinon j'ai rien appris de neuf sauf que merveilleuse rumeur confirmée par les IPR (inspecteurs) : le rectorat peut nous affecter dans des disciplines "connexes" (définition de connexe très vague, quid d'où sont posées les limites ; la mécanique est-elle une discipline connexe?). Ainsi je peux très bien être amenée à effectuer un remplacement dans un lycée pro dans une matière qui n'a qu'un vague et lointain rapport avec ma formation initiale... Priez pour moi pauvres pêcheurs...
"Et?", me direz vous, quand ai-je failli mourir mis à part d'ennui et d'énervement pendant la réunion?
Et bien sur le chemin du retour...
Oui, parce que cette petite réunion s'est tenue à Boulogne-Billancourt (soit 1h de trajet de mon collège).
A l'alller je n'ai pas eu trop de problème, hormis pour trouver une place de parking au milieu de rues en sens unique dont une moitié en travaux, l'autre moitié payante uniquement pourvue d'automates équipés de monéo... et je n'ai pas de monéo est-il besoin de préciser?
Par contre au retour... La croix pour retrouver la bonne direction, et une fois mal engagée, ben vas-y que c'est la galère pour se remettre sur le bon chemin!
En plus sortie de bureau et par effet de cause-conséquence les rues et surtout les périph' étaient surchargés... J'en ai profité pour appeler mon assistante à la conduite et à l'iténéraire bis à distance... Je l'ai appelée 5fois en cours de route... (re-merci-merci alex!) Cependant à peine un tronçon de voie bien repéré, impossible de suivre le trajet comme indiqué, genre elle est où la sortie pour neuilly je me le demande encore...
Bref j'ai du mettre le triple du temps indiqué entre les bouchons, les détours et les appels... Et quand enfin j'ai retrouvé mon terrain connu la A15, j'ai eu le droit à la fin d'un orage, orage qui a du être assez violent au vu de l'état de la route et des quantités d'eau sur les bas côtés et sur la chaussée...
C'est là que j'ai failli perdre la vie...
Oui! Cher lectorat, je sais que vous auriez été tristes de ne plus pouvoir lire mon verbiage plaintif sur ma misérable vie de prof célibataire (bouhouhou, hum...).
Donc là entre la fatigue, la nuit tombée, la pluie battante et le trafic dense, brusque ralentissement devant ma voiture, arrivant à 90 (au lieu de 110 notez que je suis prudente quand il pleut) j'ai freiné et là! oui là! je suis presque morte...
Je n'ai pas eu le temps de réaliser immédiatement. J'ai juste senti un manque d'adhérence soudain, la voiture se déporter vers la droite, bref je suis partie en aquaplaning comme on dit vulgairement. Là je me suis dit dans un réflexe salutaire plus que par conscience éclairée, autant prendre la barrière de sécurité que risquer d'affronter le flot de véhicules de droite. J'ai braqué un peu, évité je ne sais comment la barrière sus-nommée et remis ma clio droite par miracle et en me souvenant des conseils de mon paternel qui disait faut pas se tétaniser sur le volant si ça t'arrive...
Bref je suis presque morte à cause d'un défaut d'évacuation de l'eau (10cm sur les bas côtés droit comme gauche) sur une autoroute mal éclairée...
C'aurait été ballot...
Mais plus de peur que de mal, je crois même que la clio n'a rien, mais je vérifierai demain...
En attendant je vous laisse me plaindre et m'adresser en commentaires des "oh mon dieu mais c'est affreux", "loué soit karl marx tu n'as rien et la voiture non plus", "ça t'apprendra à habiter en banlieue", "bordel t'as pas fini de nous raconter ta vie, quand est-ce que tu nous montres tes seins?", "la vie est si fugace, je voulais te dire que je t'admire et t'adore", ...
Ou des trucs du genre...