il est des jours où...

les vicissitudes d'une TZR divaguant dans l'académie de Versailles

28 avril 2007

amer.

3:23.

je me suis enfin décidée à me glisser sous les plumes. j'ai l'impression ce soir qu'il s'effrite, qu'il se fissure, s'il pouvait disparaître... juste se résumer à sa fonction mécanique de pompe, de pression et décontraction. sans plus.

quand le soleil pointe, j'arrive encore à peu près à le faire taire, à le baillonner d'activités. aujourd'hui je l'ai censuré mettant de l'ordre dans mes affaires. pauvre petit ersatz suppléatoire au manque de contrôle sur mes pensées actuelles. ranger. enfin tout de même satisfaite de mener à bien mon exutoire sélectif. au moins une.

mais quand la lune s'en mêle c'est un autre paire d'astres. mon esprit inoccupé, il se met à divaguer. je le sens, je le pressens. et quand le dernier rang part se coucher, j'aurais envie de le retenir. de lui intimer de ne pas y aller, de ne pas me laisser. je suis bien consciente de ne rien avoir à dire et pourtant, je recule l'échéance. tente de m'occuper avec d'autres. mais rien n'y fait.

encore se coucher pour s'entretenir avec psyché au lieu de morphée.

je n''aime plus la nuit.

elle éclaire trop mes incertitudes.

Posté par bliksem à 03:41 - j'm'embrume... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 mars 2007

ingénue

parfois la funambule
descend de son filin
la nuit arrivée
le rideau tombé
cependant sur le gé
rarement seule se présente
elle amène avec elle
ses piques acérées
ces lames agaçantes
ses pointes effilées

dernière escarpe pour ceux qui

elle ne sait bien comment
réussiraient
réussissent
ont réussi
à s'approcher
un temps
soit peu

mais ces lames qu'elle brandit
juste pour sa défense
parfois lui échappent
et blessent l'imprudent
spectateur si confiant
aussitot elle regrette
se met martel en tête
mais ne peut s'empêcher
de conserver ses armes
voire même les resserrer
en rempart de son âme
non sans culpabilité

c'est que

lorsqu'au sol elle s'arrime
parfois d'autres artistes
de sinistres augustes
d'autres clowns tristes
l'invitent à la déguste
et elle masochiste

ne peut s'empêcher de

et souvent se retrouve
acculée comme louve
à servir d'entraineuse
au lanceur de couteaux
qui sur elle rôde
ses nouveaux numéros
qui sur elle corrode
ses vilains mauvais mots
mais amusée elle aquiesse
aux visées qui font mouche
mais voilà qu'elle se blesse
mais voici qu'il la touche
cependant apprécie
voire même sourit
devant l'éraflure
mais lorsque d'un parjure
à nouveau lui inflige
voilà qu'elle fustige
sa fichue naïveté
et sa férocité
et se jure à elle-même
d'être plus décidée

elle n'a plus qu'une envie
mettre fin au supplice
et pourtant demeure
sous les lames qui coulissent
avec milles délices
et autant de douleur
mais soudain se tarissent
voilà que son lanceur
de lasser se finit

calme
s'approche
amusé du carnage

calme
reproche
au cruel personnage

de n'être qu'un sadique
amoureux narcissique
de sa domination
et après ses esprits, récupère sa raison
reprend ses lames
ravale ses larmes

toujours la funambule
remonte sur son filin
la nuit arrivée
le rideau tombé
cependant sur l'acier
rarement seule se présente
et ramène avec elle
ses piques épointées
ces lames filantes
ses pointes emoussées
et surtout, sa triste vérité
...

Posté par bliksem à 04:46 - j'm'embrume... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 février 2007

rattrapons ce retard...

un bail que je n'ai pas fait de post monologique et obsessionnel sur ma vie relationnelle déchéante...

non que ma vie soit plus satisfaisante, de ce côté que du contraire d'ailleurs...

juste que je passe mon temps à enchaîner insomnies sur insomnies entrecoupées de nuit où mon corps épuisé exige un rattrapage de ses heures en retard et me fait sombrer dans un sommeil profond dès 21h alors que j'aurais des choses à faire justement ce soir là.
je me retrouve donc à condenser mon travail sur un laps de temps plus que réduit mais je me fais un peu plus efficace, c'est à dire que je bacle ce qui n'est pas nécessaire, vais à l'essentiel et surtout que je me fatigue davantage en générant un stress non utile lui...

tout tourne en rond dans ma vie... j'y fais exception...

j'avais pris comme résolution de m'en fiche, de faire avec, mais il faut croire que la notion même de résolution porte avec elle un impondérable, celui de n'être tenue...

une toute petite donnée et je repars dans mes pérégrinations sentimentalo-psychotiques... et mon esprit titube presqu'assez pour choquer ma morale...

il aura suffit que je consulte mes mails, je jète le premier machinalement, un spam.
passe sur le second et reste le curseur en suspens rien qu'à sa provenance...
mon coeur sort de sa boîte tel un diable montre ses cornes, sourit à pleines dents carnassières, et croque d'une bouchée toute ronde et douloureuse mon utopique résolution... repu se met à papillonner désagréablement...
et le voilà qui s'aventure à un contrôle wernickien, et met l'accent sur une simple phrase que mon lobe occipital s'échine à relire relire relire...

"Je m'étonne toujours de ne pas apprendre qu'un homme partage ta vie..."

je n'arrive pas à déterminer si ce mail me contente ou m'attriste. les deux en fait, heureuse de ce que j'y lis, mécontente de ce à quoi il me renvoit... ma raison ne s'élève pas, le terrible palpitant lui fait la guerre...

je périclite de jour en jour...

ne m'assomez plus. abattez-moi.

j'ai vraiment le cafard, voilà la vérité dans cette triste affaire...

Posté par bliksem à 21:34 - j'm'embrume... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2007

garbage

garbage

Posté par bliksem à 01:54 - j'm'embrume... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 février 2007

exercice de style...

mercredi c'est formation, et ça commence à devenir récurrent mercredi c'est la loose...

étant placée juste devant le formateur iufm par la faute d'une organisation de l'espace totalement biscornue, il a bien fallu que je fasse semblant de prendre quelques notes, et ce même lorsque le discours a commencé à tirer en longueur, soit au bout d'un tiers-temps...
j'ai donc remis en pratique les techniques éprouvées et perfectionnées pendant mes 6années de fac : vaquer à tout autre chose, tout en mimant une écoute attentive, et comme ma localisation dans la salle ne me permettait absolument pas de sortir des copies ou des cours à préparer sans vexer un potentiel visiteur et rédacteur de rapport, je me suis mise à jeter mes idées sur le papier tout en y imposant des mots-clés du discours pédago-théorisant sur l'histoire des sciences et les conceptualisations des élèves qui me parvenait...

Je renvoie paraît-il l'image d'une bornée au complexe de supériorité surdéveloppé.
Ce n'est qu'une mauvaise interprétation. Mon besoin de convaincre passe pour une fatuité à la limite du narcissisme...
J'aurais bien la possibilité de changer et de m'adapter à la vision des autres pour éviter de m'opposer en permanence aux autres lorsque j'expose mes idées, mais si la consensualité est nécessaire à une vie sociétale apaisée, elle n'est pas bonne dans l'excès et n'être que maléable au gré des convictions des autres n'est pas dans les miennes...
Chacun a son socle de connaissances, paradigme issu d'un modèle éducatif et social, et je ne vois pas le mien comme plus figé qu'un autre. Il évolue en fonction du développement interne, propre à chacun selon son expérience. J'évolue selon mes connaissances, mes amitiés, mon parcours de vie... et tous ces développements cumulatifs, pas forcément linéaires d'ailleurs, s'additionnent d'avancées en retours en arrière, de controverse en concorde, de ruptures en liens...
Je passe d'une représentation à une autre sans me souvenir vraiment des multiples facteurs influants, mais une chose est certaine, progressant ou regressant, relativement, j'évolue. Je parviens à ma vérité, paradigme différent de ma représentation initiale mais modèle personnel qui m'apparaît effectivement comme le plus juste car résultant de ma conceptualisation et issu de mon cheminement logique et expérimental propre.
Alors non je ne suis pas une personne hautaine et dédaigneuse restreinte à un complexe autosuffisant et autosatisfaisant. Que du contraire!
La seule satisfaction que je tire d'un assentiment des autres à mes idées est pour une fois d'avoir l'impression de ne plus m'opposer iniquement aux autres.
Choisir des personnes jugées estimables et tenter de trouver une approbation, pour me dire que je ne me résume pas à une mutation ponctuelle visant à disparaître, isolée du cadre de lecture de la société.
Avoir quelque part l'impression d'entrer dans un rapport d'intégration.
Se sentir exister au sein d'une communauté par le biais d'une pseudo reconnaissance de raison.
Besoin de reconnaissance pour ne plus se sentir seule.

Posté par bliksem à 02:05 - j'm'embrume... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

20 janvier 2007

mon ange...

j'ai encore décidé de Lui écrire, comme à chaque fois depuis quelques temps je n'y parviens pas...
je ne sais comment commencer, je ne sais comment continuer, je ne sais comment terminer...
je ne sais pas si ça doit finir...

je bloque sur ce haut de page, sur "mon ange...", seuls caractères qui perturbent ma page blanche, qui me perturbent, même de cette entête je n'en suis pas satisfaite...

je relis Sa lettre pour la troisième fois...

je vais finir par ne plus avoir le moral et je n'aurais toujours pas avancé...

j'aimerais retourner en arrière parfois...

Posté par bliksem à 23:30 - j'm'embrume... - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 janvier 2007

lassitude

couchée sur mon lit j'ai scruté le plafond durant 1h...
deux trois jours que ça couve...
mais là voilà c'est sûr...
plus d'épisodes comme ça depuis plusieurs mois...
tout m'énerve...
non en fait tout me déçoit...
non en fait je...

Posté par bliksem à 22:23 - j'm'embrume... - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

02 janvier 2007

point critique 2007

voilà encore une année qui débute, pour régler les voeux je vous la souhaite belle et heureuse.

je ne peux pas en dire autant pour moi.
bien sûr j'aimerais qu'elle le soit mais déjà que les passages d'année me font toujours étrangement ressentir ce qui cloche dans ma vie, comme si cette période était propice aux rétrospectives déprimantes, je n'ai rien trouvé de mieux que d'aller lire mes pensées de l'an dernier à la même époque.

de manière très maline j'ai augmenté mon quotat mélancolie en une lecture...

lecture qui ne fait que confirmer mon sentiment général depuis maintenant quelques années, débutantes ou finissantes, je m'englue dans une stagnation constante dont je suis la principale fautive, et j'ai beau tenter de prendre des bonnes résolutions, je ne parviens jamais à les tenir ou si peu... bien sûr j'en étais consciente de ce sur place généralisé et de mes problèmes récurrents, mais les voir écrits noir sur blanc, avec les mêmes mots, les mêmes erreurs, les mêmes complexes, me renvoie à la réalité sans que mon esprit puisse fuir et faire semblant de ne pas se rendre compte... quoique même sans cette lecture il lui est de plus en plus difficile de faire comme si de rien...

si je fais le bilan de cette année écoulée, il n'est pas très brillant à quelques détails près...
les détails : j'ai débuté mon stage, passage de la vie étudiante à la vie active, mais période néanmoins encore transitionnelle. je suis partie au québec, enfin de vraies vacances, un vrai voyage, des souvenirs plein la tête, j'ai rencontré des gens qui me sont devenus particuliers. j'ai tout de même un peu évolué dans ma prise de risque avec ces gens...

malheureusement reste encore un camion de problèmes à régler, qui je pense se résume à mes deux résolutions de cette année, dont je ne débattrais pas ici, je les garde pour moi, parce que d'ici à ce que je ne les réalise pas d'ici l'an prochain au moins il n'y aura que moi pour le savoir (enfin et alex, mais alex c'est pas pareil, c'est mon garde fou mais qui est le plus fou du gardien ou de la gardée parfois je me demande...)
en résumé il me faut faire un effort sur moi même et dans mes relations avec les autres... et quand je dis les autres il serait plus précis de dire surtout avec les potentiels masculins...

en parlant de ça, je crois que j'ai définitivement enterré le belge hier. je croyais avoir réussi à poser la couronne il y a quelque temps, mais mon coeur a été pris de sursauts lazariens il y a peu, il faut dire que nous avons passé les fêtes et la date symbolique de son anniversaire, ceci expliquant un peu cela...
enfin j'espère que mes sentiments ne vont pas décéler leur pierre encore...

j'ai aussi quelques craintes quant à une partie de mes résolution, puisque je m'engage depuis peu en terrain inconnu mais j'ai cependant une impression de déjà vu sur certains points... mais je vais tacher de prendre les moments comme ils viennent, moins psychoter, profiter sans trop réfléchir et en savourant comme hier soir...

profiter comme ce soir, sans modération ou à peine, de façon un peu épicurienne, puisque je termine ce post avec foie gras et quelques verres (de trop) de tokay pinot gris cuvée réservée... mon dernier plaisir pour prolonger les festivités et entrer en 2007 un peu joyeuse j'avoue...

bonne année à tous!

Posté par bliksem à 22:18 - j'm'embrume... - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

30 décembre 2006

mirement

lumière.
sur son fil, la funambule fait illusion,
mais elle n'est pas très stable.

elle balance d'un coté,
de l'autre,
elle se ballote seule,
sur sa toile d'acier.
et voilà qu'on ne sait bien comment,
un spectateur se présente.
elle lui jette un oeil
du haut de son câble.
sans penser plus loin.
mais le spectateur revient.
elle se met à l'attendre.
doucement s'apprivoisent.
elle guette le sol.
la position est haute.
aurait elle le vertige?
voilà que déjà instable,
elle se met à vibrer.
elle tangue, vascille, balle,
tente de retrouver l'équilibre.
encore faudrait il qu'elle en eût.
puis sur son fil la funambule s'ennuie,
le spectateur semble si captivant.
d'ailleurs de regardant, il devient regardé.
et de regarder, elle devient captivée.
et déjà du haut de son filin
l'acrobate trépigne,
qu'on éteigne les projecteurs,
pourtant cette lumière si agréable
l'attire comme un papillon.
elle balance.
elle doute toujours,
se doute déjà,
se bruler les ailes, encore.
mais la tentation est trop forte.
et les réticences chancellent
alors qu'elle chavire,
sciemment s'abandonne.
mais soudain se ravise!
rattrape l'acier d'une main,
s'y écorche la confiance...
le pied à terre l'inquiète.
elle lutte et se maintient,
tant mal que mal,
elle résiste,
se rétablit sur son fil.
la solitude l'effraie
tomber de haut davantage.
le lien tangue toujours,
de gauche à droite,
de droite à gauche.
assise sur l'acier,
elle se tient immobile,
ne pouvant s'empêcher
de laisser, dépitée,
le spectateur se lasser.
plus de projecteur.
et lentement le fil se détend,
et cessent les vas et viens,
le balancier s'arrête.

noir.
sur son fil, la funambule n'essaie plus l'illusion,
et s'est faite une raison.

Posté par bliksem à 19:29 - j'm'embrume... - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 décembre 2006

spleen

et soudain mon coeur, ma gorge, mes larmes...
aucune raison à celà, grand sentiment de vide...

d'ici une demi-heure une amie passe me chercher pour une soirée tranquille avec d'autres...
juste envie de me planquer au fond de mon lit, de m'enfouir sous ma couette...

se ressaisir...

Posté par bliksem à 19:35 - j'm'embrume... - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Page précédente  1  2