il est des jours où...

les vicissitudes d'une TZR divaguant dans l'académie de Versailles

20 mars 2008

be kind, rewind

Un retour sur le blog après quelques jours d'absence due à mon nouveau statut relationnel de "en couple" ("no more single") and what else (oui c'est comme ça...) comme dit si bien george...
Nouveau statut qui implique - et ce n'est pas pour m'en plaindre bien au contraire - une relation plus suivie et plus éclectique que l'hebdomadaire "Bonsoir-my-FF-are-we-going-to-have-sex-before-or-after-diner?" (bonsoir-nous-allons-nous-coucher...")
En somme (to sum up) entre les cours et les sorties avec mon BF, j'ai moins de temps de libre pour rédiger des notes par contre je prends le temps d'aller au ciné, c'est toujours plus interessant à plusieurs (two) que seule...

Donc vendredi en fin d'après-midi la séance qui m'a fichue 9,90€ dans la vue, un oeil à l'agonie et une belle remarque sur ma silhouette (no i'm not pregnant!) c'était le dernier Gondry "Be kind, rewind!" ou en français dans le texte et sur les affiches de cinéma, "Soyez sympa, rembobinez".
Ah fichus français (froggies) et leur manie de tout traduire : on perd le jeu de sonorité mais c'est plus facile à prononcer devant la caissière par le réfractaire moyen aux langues étrangères, enfin notez, depuis quelques temps je me sers beaucoup des bornes automatiques dans les UGC que je fréquente donc je n'ai plus de problème avec my so cute german prononciation... (oui je viens de l'est...)

be_kind_rewindLe pitch (synthèse de l'histoire d'une œuvre de fiction en une phrase, ou un petit paragraphe = synopsis) de Be kind, rewind! est simple : deux imbéciles décident de refaire (remake) des films cultes parce que l'un d'entre eux les a effacés par accident.  Au final c'est un beau film drôle, naïf et bourré de bons sentiments mais qui ne verse jamais dans le mellow (moelleux) à outrance et pour une fois la fin (the end) est plaisante parce qu'on y voit ce qu'on y veut. Je craignais que le comique soit un peu lourdingue (au vue de la présence à l'affiche de Jack Black) mais en fait tout sonnait juste.  Le côté bout de ficelle et home made (fait maison) du film fait toute la différence. Le scénario simpliste qui aurait pu virer au raté sans intérêt tourne à la comédie touchante et fraiche et réussie. Il rappelle "La vie aquatique" mais en plus accessible car avec une histoire simple mais efficace. Au final je conseille vivement surtout aux cinéphiles qui jubileront de voir leurs classiques suédés (sweded).

Pour information un film pareil ne pouvait pas ne pas faire des émules (peer to peer) et les vidéos swedées tardent d'autant moins à faire leur apparition qu'un concours est organisé sur Dailymotion (Motion du jour) jusqu'au 25mars et d'un appel identique aux US sur You tube (tu baignoire). Surtout à ne pas manquer la version sweded sur le site officiel du film.

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11 mars 2008

tired feet

Harassée de ma journée : couchée 2h40, levée 6h20, cours de TS, TD TS spé, TP 2nde, et surtout conseil de classe des TS de 17h30 à 19h55.

Comme j'ai vraiment plus aucune force de narrer dans le détail ma journée je vous fais passer une petite merveille en découverte sur Deezer.com : Alela Diane - Pirate's Gospel. Magnifique je ne m'en lasse pas. Sauf Something's Gone Awry que j'apprécie pas, mais un sur treize... et un petit bémol pour Pieces of String j'aime pas trop les chansons avec coeur d'enfants (même le mythique The Wall finit par me saouler par moment).

Bref deux extraits :

free music



free music



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17 février 2008

à genoux!

j'ai entendu cette chanson lors de mon trajet inutile de vendredi, je suis branchée sur ouiFM depuis mon nouveau remplacement, et j'ai accroché directement... le site de Bartone...

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27 janvier 2008

into the wild

into_the_wild_movie_posterTout juste diplômé de l'université, Christopher McCandless, 22 ans, est promis à un brillant avenir. Pourtant, tournant le dos à l'existence confortable et sans surprise qui l'attend, le jeune homme décide de prendre la route en laissant tout derrière lui.
Des champs de blé du Dakota aux flots tumultueux du Colorado, en passant par les communautés hippies de Californie, Christopher va rencontrer des personnages hauts en couleur. Chacun, à sa manière, va façonner sa vision de la vie et des autres.
Au bout de son voyage, Christopher atteindra son but ultime en s'aventurant seul dans les étendues sauvages de l'Alaska pour vivre en totale communion avec la nature.

Voyage initiatique d'un jeune idéaliste, Into the wild semble au premier abord être une critique de notre société matérialiste, mais très vite c'est une quête de soi et une étude des relations humaines qui ressort. Tiré d'une histoire vraie ce film est à voir, et surtout au cinéma pour profiter des panoramas et de la musique...

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11 novembre 2007

ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas culturé ensemble...

alors parlons un peu chansons françaises.

en ce moment et depuis quelques mois j'écoute du guillaume. du guillaume aldebert. pas de long discours ou de longue description, ne vous fiez pas trop à son site un peu surfait à tendance zoophile, c'est certainement son côté ancien étudiant en photo. c'est un ami qui m'a fait découvrir sa musique, ma préférence va aux deux derniers albums : l'année du singe et les paradis disponibles. tout n'est pas à garder non plus. enfin c'est bien dans la tendance de la chanson française actuelle, en mieux. très bien.

sinon imaginez j'écoute même du elie semoun, je raffole pas du personnage pourtant, j'ai détesté le peu que j'ai entendu de son premier album, mais le second sur le fil recèle quelques chansons vraiment écoutables voire plus que. cependant il vaut mieux télécharger au titre, l'ensemble n'étant pas du même niveau, petite sélection : femme actuelle, sur le fil, lilas, laurent. une partie beaucoup moins comique voire assez sombre se devine là. pas si mal.

bon à choisir on prend le premier sans hésitation aucune et surtout "première fois", "amoureuse" ou "adulescent".

là ce fut dit.



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29 août 2007

tetard...

Je suis entrée dans un cycle d'insomnie dont je n'arrive pas à me dépêtrer malgré les conseils avisés de certains. Je crois que je cogite trop en ce moment, c'est pour ça...
Et quand je ne dors pas ma mauvaise habitude qui n'aide pas à trouver le sommeil, j'en conviens, c'est d'errer sur le net au gré des liens...

Cette nuit je suis tombée sur un Tétard...

 

Ca m'aurait plu pourtant ça m'aurait pourtant plu
Que tu prennes les devants (et) parfois même le dessus
Ca m'aurait plu pourtant ça m'aurait pourtant plu
Que tous les deux chemin faisant on ne se sente jamais perdus


Ca m'aurait plu pourtant ça m'aurait pourtant plu
D'apprendre à tuer le temps à tes côtés à moitié nu
Ca m'aurait plu pourtant ça m'aurait pourtant plu
Même si j'ai dit au demeurant que l'on ne m'y reprendrait plus

 

tetard

 

3h du matin... en boucle... en boucle...

Leur site est là, ils ont l'air pas mal connus en fait.

Moi je découvre et je répercute...

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02 mars 2007

Les souffrances du jeune Werther

comme je ne dors pas en ce moment je lis

Les souffrances du jeune Werther - Goethe

Quatrième de couverture

« Werther. Je me souviens de l'avoir lu et relu dans ma première jeunesse pendant l'hiver, dans les âpres montagnes de mon pays, et les impressions que ces lectures ont faites sur moi ne se sont jamais ni effacées ni refroidies. La mélancolie des grandes passions s'est inoculée en moi par ce livre. J'ai touché avec lui au fond de l'abîme humain... Il faut avoir dix âmes pour s'emparer ainsi de celle de tout un siècle. »
A ces lignes de Lamartine pourraient s'ajouter le témoignage de Mme de Staël - « Werther a fait époque dans ma vie » -, celui de Napoléon qui disait avoir lu le roman sept fois, et bien d'autres encore. Très tôt, le livre entre dans la légende, jusqu'au suicide, dit-on, de certains de ses lecteurs.
Si à sa parution, en 1774, il établit d'un coup la réputation du jeune Goethe encore presque inconnu, s'il est réédité l'année suivante et immédiatement traduit en français, c'est sans doute parce que, dans ce roman par lettres dont la forme est depuis longtemps familière au lecteur, la voix même du personnage fait retentir l'intransigeance de la passion, mais c'est surtout que Werther, dont on fit volontiers le premier héros romantique, exprime de manière éclatante la sensibilité aussi bien que le malaise de son temps où l'individu se heurte à la société. Avec ce livre dont l'influence fut considérable, la littérature allemande prend sa place sur la scène de l'Europe.

Le livre se lit avec une facilité déconcertante que je n'attendais pas chez goethe, le style épistolaire présent dans la majeure partie de l'ouvrage y est pour beaucoup. malgré quelques passages marqués par une envolée pastorale typique et quelques sentiments trop exhaltés on ne peut s'empêcher de trouver le roman très actuel, et de s'y reconnaître quelque part. d'ailleurs goethe lui-même disait « Cela serait certainement grave si chacun ne devait pas connaître une fois dans sa vie une période où le Werther lui apparaîtrait comme ayant été écrit spécialement pour lui ». et si le lyrisme paraît parfois pesant c'est aussi ce qui en fait son charme et qui ancre cette oeuvre dans le romantisme au sens premier du terme, car en lisant les lettres de werther on ne peut s'empêcher de s'attacher à ce jeune homme idéaliste qui soumis à un amour contrarié sombre dans des tourments qui atteindront la folie extrême. mais on y trouve aussi une critique de la société, des classes, des moeurs engoncées de l'époque.
à lire.

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22 novembre 2006

ne le dis à personne

ne_le_disGuillaume Canet signe là un film que l’on ne peut décemment pas qualifier de thriller, un policier moyen plutôt. C’est bien dommage car on sent qu’il aurait été en mesure de faire beaucoup mieux. En effet on a l’impression que par peur de ne pas être compris du public il n’a pas concrétisé la mise en scène faite de flash back et de personnages qu’on ne découvre que par bribes, le résultat n'est pas à la hauteur des intentions et cette hésitation rend l’intrigue brouillonne plus que recherchée. Je reprendrais un quelqu'un qui disait « Canet a envie de révolutionner le cinéma français, le soucis c’est qu’il s’arrête en chemin. »
Mais Canet a peut être eu raison d’avoir des craintes au vu des spectateurs qui  osent dire que l’intrigue était complexe et dure à suivre ! alors que dès les 10 premières minutes d’un film qui en compte 185 on connaît le dénouement au combien facile et mal amené à la fin. Cette fin est trop théatrale avec un Dussolier qui surjoue un monologue qui se veut à rebondissement mais ô combien prévisible. Un peu comme dans tout le film d’ailleurs qui manque cruellement de ressort et de surprise.
Il est souvent poussif et desservi par des dialogues parfois prémâchés et par la musique de M.Chedid, si peu adaptée à un film de ce genre qu’elle en devient insupportable (et j’apprécie M pourtant).
Toujours pour rester dans les moins de ce film en vrac : à force de trop jouer sur la notion d’âme soeur, on tombe dans le mièvre avec les scènes d’amours enfantines, touche au ridicule avec les enlèvements, la pseudo robocop experte en torture et les gentils loubards des cités et les policiers à oeillère, l'histoire on ne peut plus classique voire plate.
Pourtant Ne le dis à personne se rattrape avec le jeu de certains acteurs : plus particulièrement François Cluzet au mieux dans son interprétation d’un héros pour une fois ordinaire et dépassé, Kristin Scott-Thomas très bien et surtout le personnage de François Berléand en flic bourré de toc et dont l’apparence même est jubilatoire (le personnage le plus attachant avec Cluzet d’ailleurs).
Pour aussi le casting qui se voulait à contre emploi mais contre le fait qu'il soit composé de grands noms ne suffit pas et déçoit même (Rochefort pas assez sombre, Baye pas du tout convaincante, Dussolier faux du début à la fin, Canet pire et bien meilleur derrière que devant la caméra).
Malgré tout on ressort de la séance en se disant que ce n’était pas si mal voire bien.
Disons que c’est bon divertissement mais qui laisse un arrière-goût de peut-mieux-faire.

la critique allociné qui colle le plus à mon sentiment (hormis la mienne bien sûr)
bastator
Avis plutôt mitigé, on s'embête pas mais honnêtement, plus le film avance plus on se demande comment le réalisateur va s'en sortir ... il s'en sort, certes, mais avec un monologue de 20 minutes à la fin pour expliquer l'histoire tellement c'est compliqué. La réalisation est moyenne, pas mieux pour le jeu d'acteur. Dommage, ça aurait pu faire un très bon film



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29 octobre 2006

et de deux...

les fils de l'homme

les_fils_de_l_homme

je n'étais déjà pas très convaincue en lisant le synopsis du film, j'avais d'ailleurs exprimé mes doutes et mon envie de peut être aller voir un autre film (ce qui m'avait valu mon premier "chieuse" de la soirée). et bien j'avais encore raison, ça en deviendrait presque lassant.

le sujet de départ aurait pu être interessant mais un je-ne-sais-quoi, peut être le fait que le cinéma américain considéré comme intelligent par les critiques ne vaut souvent pas grand chose, peut être le fait que quelques critiques de spectateurs allociné étaient mauvaises, peut être le fait que je n'avais pas entendu parler de ce film avant que N. dont je me méfie pour ce qui est de ses attirances cinématographiques, peut être le fait qu'un sujet sur le futur sombre était un déjà vu trop de fois... trop de peut être en somme...
en résumé un film décevant, dont on sort sans avoir rien noté de remarquable si ce n'est les énormes ficelles scénariques, les scènes ridiculement prévisibles et les tentatives d'humour ratées  (sauf celles qui n'étaient pas prévues par l'auteur et qui m'ont bien fait rire c'est déjà ça). certains ont trouvé que l'ambiance apocalyptique était un peu trop poussée, mais franchement je n'ai pas eu ce sentiment d'autant que celà n'a fait que renforcer l'impression de surenchère qui cache le manque d'idées (rien n'est jamais expliqué et les sujets sont à peine effleurés) et de sens artistique du metteur en scène, comme si pour amener une sorte de subversité ou donner du cachet à un film il fallait jouer sur le gris, le sombre, quelques scènes de violence... enfin il faut croire que ça fonctionne auprès de critiques presse qui devraient changer de métier... l'antihéros au passé
poignant en tong dans la boue (dont l'ex est, coïncidence folle, meneuse d'une équipe de bons rebelles) et la jeune black and peace au caractère bien trempé n'arrangent évidemment rien à cet énième "oh-my-god-human-society-is-going-from-worse-into-worse" sans saveur.

les critiques allociné qui collent à mon sentiment...

Groutcho - le 22/10/2006

Quel fiasco ! Une réalisation de haute volée (je pense notamment aux combats de rue) mais un scénario totalement à côté de ses pompes qui introduit constamment de nouveaux personnages sans leur donner l'ombre d'un charisme. Aucun enjeu dramatique n'émerge et des sautes d'humour viennent plomber les (rares) scènes intéressantes. Le seul personnage de Julianne Moore se révèle attachant, mais trop superficiel. Le message se veut politique, mais il n'y a rien. Tout est pré-mâché, forcé à l'oeil. Il n'y a pas de sous-texte, d'allusions ironiques. Tout y est au premier degré : le discours anti-Bush convenu, le problème de l'immigration à peine effleuré mais jamais débattu. Mais le pire reste quand même cette espèce de genre qu'a voulu se donner le scénariste, en introduisant des personnages même pas originaux (le John Lennon du futur qui vend de l'herbe aux flics, la femme pieuse mais un peu bébète...). Et les dialogues sont plats, démonstratifs et agaçants. ("Je vais appeler mon enfant Bazooka" - "Mais c'est pas un nom pour un garçon !" - "C'est une fille !"). Clive Owen est absent, Michael Caine est coincé dans son rôle, et tous les autres personnages ne sont tellement pas approfondis que l'on dirait des super-figurants. Le ratage est de taille.

Horacius - le 19/10/2006

Mais que les critiques professionnels cessent de chroniquer pour leur seul usage !! Qu'il comprennent enfin que l'interêt technique n'est pas forcément la pierre angulaire d'une réussite cinématographique... Alors certes "Les fils..." est bien filmé, certes les scènes d'action sont très proches d'un reportage de guerre, mais enfin où est le scénario? Une page sans doute et encore... Des personnages transparents, un monde caricatural, des comportements simplistes... Vraiment en dehors d'une salle de cinema bien sonorisée, aucun interêt là-dedans !

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02 juin 2006

les hommes viennent de mars, les femmes viennent de vénus

John Gray - Les hommes viennent de mars, les femmes viennent de vénus

blik2Quatrième de couverture

Qui n'a jamais pensé que, décidément, les hommes et les femmes ne parlent pas la même langue ! Que son ou sa partenaire débarque d'une autre planète ! D'où les frustrations, les malentendus, les déchirements... Alors qu'il suffit de savoir décoder les réactions de l'autre. Mars, dieu de la Guerre, Vénus, déesse de l'Amour... Jolie métaphore, qui explique pourquoi les deux sexes sont différents dans leur manière d'agir et d'exprimer leurs sentiments. Des années d'expérience de thérapie conjugale ont permis à John Gray d'analyser ces différences pour en faire une source d'enrichissement mutuel plutôt que de conflit. Avec ce grand best-seller enfin traduit en France, il nous offre un guide indispensable pour communiquer et vivre en harmonie avec l'autre sexe...


ce weekend n'ayant rien de particulier à lire, j'ai emprunté un livre à ma mère, un de ceux qu'elle a acheté comme ça sans savoir de quoi ça parle... j'ai lu "les hommes viennent de mars, les femmes de vénus" enfin lu c'est un grand mot, je l'ai plutôt feuilleté (méthode de lecture en diagonale maîtrisée si c'est pas la classe), parce qu'un livre pareil ne mérite pas d'être lu, même pas d'être acheté c'est dire.

si je cite les vendeurs ('fnac.com' pour ne pas les nommer), "Affirmer que les hommes et les femmes sont différents n'a rien de révolutionnaire. Alors qu'est-ce qui a fait de ce livre un best-seller indémodable ? J. Gray ne proclame pas le caractère inévitable de l'incompréhension entre les sexes. Il aide simplement, depuis des années, des hommes et des femmes à mieux s'aimer : les langages, les émotions, les attentes des membres de l'un et l'autre sexes s'opposent souvent. Or il suffit de comprendre ces différences, de les accepter pour en faire une source de complémentarité plutôt que de conflit. Accessible et incroyablement proche de la réalité de chacun, un véritable outil de vie."

cette petite non critique résume parfaitement l'état des choses. ce concept de pseudo psychanalyse de comptoir sur les relations homme/femme se vend et se décline même en mars et vénus sous la couette, mars et vénus se rencontrent,... c'est pire que la collection des martines qui au passage est bien plus interessante, mais si ça se trouve J.Gray va finir par nous pondre un énième bouquin intitulé mars et vénus petite maman ou mars et vénus à la plage...

on n'y apprend rien, ça on s'en doutait! mais pire on s'y ennuie ferme car tout ça n'est pas traité sous une forme légère.
bien au contraire on se croirait dans les années 70-80 où théoriser les problèmes de couple sur un mode mélodramatique et mièvre a commencé à connaître on ne sait pas bien pourquoi un succès immérité, oui! pour faire court J.Gray s'y croît! et le pire c'est que beaucoup le couvre de louanges... alors que c'est un livre ridicule où l'auteur ne fait que répéter que les hommes intériorisent beaucoup, ont besoin d'espace (et de leur pâtée le soir hinhin), et surtout surtout qu'on fasse semblant de ne pas voir leurs points faibles et lacunes parce qu'un homme ça veut toujours tout réussir mieux que les autres (ça a dû commencer en maternelle quand ils jouaient à qui pisse le plus loin pour finir avec c'est moi qui ait la longue, et comme il est mal venu en société de déballer ses joujous devant tout le monde pour se la comparer ils ont reporté ça sur "c'est moi qui est toujours raison et qui fait mieux", tiens tant qu'on est dans la digression,... oui parce que pour finir sur ce livre) J.Gray radote deux théories : -l'homme a besoin de reconnaissance et d'isolement -les femmes d'être écoutées et n'attendent pas de solution comme les hommes ont l'habitude d'en fournir, tout ça à travers une analyse stupide qui atteint le ridicule quand il nous dit qu'il faut écrire ses reproches en lettres de doléance adressé à son conjoint ou jointe. point barre c'est médiocre.

donc celà dit revenons à ma digression, pour ce qui se seraient perdus dans mes élucubrations on en était à "un homme ça veut toujours avoir raison et faire mieux que les autres" alors autant je n'aime pas généraliser autant il y a certaines choses qui se vérifient et les lieux communs ont la vie dure... par exemple un homme a le sens de l'orientation ça découle de la chasse et une femme ça sait faire la popote mais pour se repérer c'est une aiguille dans une botte de foin, elle est perdue au milieu des brins...

prenons samedi soir...

dîner chez un ami. H. propose de passer me chercher. je ne suis pas contre le covoiturage, j'accepte. il arrive avec un peu de retard mais je m'en fiche je suis toujours en retard donc j'étais tout juste prête. le trajet jusqu'à chez l'invitant était déjà parcouru donc connu et simple de surcroît. mais il est vrai qu'on peut facilement rater la sortie. or la sortie on l'a dépassée.
blik' "ben c'était à droite non?"
H. "non je crois pas, il faut sortir à heiterren-fessenheim" (huhu de l'indication sur ma localisation c'est pour que mes admirateurs me retrouvent)
blik' "ben alors c'était bien là..."
H. "merde t'es sûre? bon ben trop tard, on peut que continuer"
blik' "mais pas de problème, on va tomber sur un rond-point plus loin, tu prendras à droite et je connais le chemin par là aussi"
H. "hein?! je prends à droite là?" (devant une station service)
blik' "mais non, au rond-point, tu as vu un rond-point? non!"
H. "ouais on devrait y arriver aussi... enfin j'espère que tu vas pas nous perdre..."
blik' "ouhou j'ai le sens de l'orientation et je connais je te dis"
arrivée au rond-point, il prend à droite pas très convaincu...
H. "t'es sûre?"
blik' "oui, ensuite tu vas même tomber sur un dos-d'âne assez rude et ensuite c'est indiqué"
effectivement dos-d'âne, panneau indicateur
H. "ha voilà c'est indiqué..."
blik' " fais juste attention comme on arrive de la direction opposée de ne pas te tromper quand on entre dans le village..."
H. "je sais je sais, voyons..."
blik' "je disais ça comme ça..."
arrivée dans le village, croisement, j'indique "à gauche", il prend à droite... je réprime un "ton autre gauche"
blik' " j'avais dit gauche"
H. " t'es certaine?"
blik' " d'avoir dit gauche oui, que c'était à gauche aussi"
H. "c'est que tu n'avais pas l'air sûre quand tu l'as dit"
blik' "belle mauvaise foi, bon d'habitude on vient de cette route, tu reconnais? là c'est le monument aux morts, là il y a avait des travaux, c'est de l'autre côté... sûre!"
H. "bon ok, je fais demi-tour, mais t'as intérêt que ce soit juste" (à peine le demi-tour effectué) "ha ben ouais c'est là je reconnais, là le monument"
blik' "..."
donc là je me dis que c'est bon, on est sur la route connue et reconnue, je n'indique plus rien, je vois la rue de l'invitant sur ma gauche, mais je vois qu'il continue tout droit...
blik' "c'est à gauche..."
H. "ouais mais il y a une AX là bas..." (ndlr M. une amie invitée possède une AX)
blik' "c'est bien mais c'est à gauche tout de même"
marche arrière, stationnement, descente de voiture.
H. "oh ben ça va on est les premiers, comme ça on aura pas trop attendu"
blik' "..."


et comme certaine d'entre vous sont déjà au courant de cette effarante preuve de mauvaise foi chez un homme pris en défaut sur sa capacité à s'orienter et devant la capacité supérieure d'une fille à mieux se repérer dans la citroên, je rajoute une autre anecdote sur le thème éculé "les hommes ne pensent qu'à ça"

donc toujours même soirée chez N., toujours même H., fin de repas, on débarasse.
N. "j'aurais besoin de deux paires de bras pour m'aider"
G. "ok je me dévoue"
N. "alors une autre paire?"
H. "ben je proposerais que celui qui a la plus grosse paire y aille... blik'?" (yeux fixés sur mes seins)
blik' "hinhin... bon je vous accompagne"

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